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Mazda MX 5 1.5 skyactiv-G 131 ch : le cabrio le plus ludique du marché

Apparue en 1989, la Mazda MX5 en est aujourd’hui à sa quatrième génération. Véritable succès mondial qui ne s’est jamais essoufflé, le cabriolet Mazda est devenu un mythe pour les amateurs de petites sportives. Un design modernisé et une qualité en constante amélioration, le MX5 présenté à un prix contenu, possède tous les ingrédients pour poursuivre son aventure.


Né Miata aux Etats-Unis, le MX5 est sans doute le roadster moderne le plus vendu au monde. Aujourd’hui encore dans sa toute dernière version, il est l’une des rares voitures à procurer du plaisir dès que l’on se met au volant. Il offre la joie d’un roadster anglais des années 50 comme une TR3 avec l’agrément d’une voiture contemporaine.
 
Si, dans sa première mouture, la MX5 affichait une certaine parenté avec la Lotus Elan, cette nouvelle version est habillée d’une carrosserie moderne où l’on retrouve la philosophie Kodo qui est la ligne directrice de la marque japonaise. Le dessin est tendu et offre une dynamique incisive à un modèle qui plait aussi bien aux jeunes qu’aux plus âgés qui ont connu des modèles plus anciens.
 
Voiture ludique, la MX5 est le modèle idéal pour le week-end. Bien sûr, il conviendra de savoir se limiter dans ses bagages, mais le coffre accepte sans rechigner deux sacs contenant l’indispensable voire, le superflu. Des sacs souples seront plus faciles à caser que des bagages rigides qui n’adopteront pas les contours du coffre. En revanche pour les déplacements plus longs, un porte bagage de coffre sera tout à fait indiqué. Il rajoutera de plus, une touche d’élégance très anglaise. 

C’est lors d’un parcours de plus de 500 kilomètres que nous avons pu essayer la MX5. Du soleil, de la pluie et du vent ont accompagné cet essai en alternance. Pour les habitués au gabarit d’un SUV, il conviendra de prendre de nouvelles habitudes. En effet, dans ce genre de voiture, on descend dans l’habitacle et l’on se coule dans le poste de conduite.
 
Il faudra également apprendre à ranger ses petites affaires à bord. Des lunettes de soleil, un bonnet, un guide culinaire pour les étapes, voilà le maximum que l’on puisse prendre avec soi. Hormis un espace de rangement entre les deux sièges et des petits casiers derrière chaque appui-tête, il n’y a rien d’autre. Il manque une boîte à gants ainsi que des vide-poches dans les contre-portes.
 
A cet égard, on regrette également l’absence de prise de courant qui permettrait d’alimenter un appareil de type Coyotte ou Wikango. Pour cet essai nous avons privilégié le petit moteur de 1,5L et 131 ch qui est en parfaite adéquation avec ce petit roadster. Bien calé dans le siège Recaro, la position au volant est parfaite ; on se retrouve idéalement dans l’axe du volant et du pédalier. On peut simplement regretter l’absence de réglage en profondeur du volant. 

Comme il se doit pour un petit cabriolet sportif, avant de prendre la route, le premier geste est de décapoter. Il faut souligner la simplicité de la manœuvre. Bien sûr, pour réduire les coûts et surtout gagner du poids, il s’agit d’un système manuel, mais sa mise en œuvre s’effectue tout aussi rapidement qu’avec une capote électrique.
 
On apprécie également la petite protection qui protège des remous d’air derrière le cou. Bien habillé, on peut ainsi rouler par temps frais. Au volant, c’est un véritable bonheur que nous offre le MX 5. Léger et agile, il incite à quitter les autoroutes pour apprécier les routes de campagne le nez au vent. Pour une fois, notre recommandation ira à la petite motorisation de 131 ch qui est en parfait accord avec un châssis particulièrement bien équilibré et confortable néanmoins.
 
Avec la cure d’amaigrissement d’une centaine de kilos par rapport à la précédente version, il est totalement inutile de choisir le 2.0l de 160 ch. Avec le petit moteur, sur un parcours d’environ 500 km mêlant autoroute et routes de campagne, la consommation réelle a été de 7, 6 litres aux 100 km. Un résultat tout à fait satisfaisant si l’on sait que l’on a joué avec la boîte de vitesses pour tirer la quintessence de ce petit roadster.
 
Avec ce modèle, Mazda remet à la mode la notion de voiture plaisir. Nul doute qu’il aura le succès qu’il mérite. 

Joël Chassaing-Cuvillier

​La Mazda MX 5 en quelques chiffres

Moteur essence 4 cylindres en ligne
1 495 cm3 (NC x NC mm)
131 ch 7 000tr/min
150 Nm à 4800 tr/min
 
Boîte manuelle à 6 rapports
 
Dimensions : 391,5 x 173,5 x 122,5 cm,
Empattement : 231 cm
Poids : 975 kg
Pneumatiques 195/50 R16
 
Vitesse : 204 km/h
Accélération de 0 à 100 km/h : 8,3 s
Émissions de CO2 : 139 gr/km
 
Prix : dès 24.800 euros


Publié le Mercredi 6 Janvier 2016 dans la rubrique Automobile | Lu 1840 fois