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MR-5 RF 2.0 160 CH : le plaisir automobile existe encore grâce à Mazda

Apparue en 1989, la Mazda MX5 en est aujourd’hui à sa quatrième génération. Succès mondial jamais essoufflé, le cabriolet Mazda est devenu un mythe pour les amateurs de petites sportives. Aujourd’hui, c’est son ultime version à toit rétractable que nous allons découvrir.


Né sous le nom de Miata aux Etats-Unis, le MX5 est sans doute le roadster contemporain le plus vendu au monde. Aujourd’hui encore, dans sa toute dernière version, il distille sans compter le plaisir qu’offraient les roadsters anglais des années 50.
 
Dans cette ultime version le MX -5 est habillé d’une carrosserie moderne où l’on retrouve la philosophie Kodo qui est la ligne directrice de la marque japonaise en matière de design. Le dessin tendu offre une dynamique incisive à un modèle qui plaît aussi bien aux jeunes qu’aux plus âgés particulièrement ceux qui ont connu la belle époque des petits cabriolets.
 
Avec la nouvelle version RF (rétractable fastback), Mazda relève le défi de proposer un roadster à toit dur sans avoir à pénaliser le volume du coffre. Un challenge que les ingénieurs japonais ont réussi à résoudre en adoptant le principe du « targa ». Pour cela, il conserve un épaulement latéral et diminue le volume du mécanisme avec une cinématique simplifiée. Une solution technique qui induit un choix esthétique en offrant au MX-5 RF une ligne fastback du plus bel effet. 

Vu de trois-quart arrière, on retrouve la Jaguar XJ 12, la Porsche 904 ou la Ferrari 248 GTS. On notera également l’apparition d’une commande électrique pour la manœuvre du toit alors que le toit souple est entièrement manuel. Un minimum pour justifier l’augmentation de prix de 2.500 euros sur la facture totale. Le toit rigide entraîne également une prise de poids de 40 kg. L’ouverture ou la fermeture du toit s’effectue en 12 secondes et cela jusqu’à 10 km/h. Le temps d’un arrêt au feu rouge est suffisant.
 
Grâce à un pare-brise relativement droit et à des portes sans entourage de vitre la sensation de cabriolet pur est encore renforcée. Dans la position fermée, le MX-5 RF s’avère plus silencieux que le modèle à toit souple hormis un bruit aérodynamique côté gauche qui s‘est répété lors de cet essai sur deux modèles différents.
 
On peut supposer qu’il s’agit d’une turbulence créée par le rétroviseur gauche et qui doit pouvoir être corrigée. Quant à la position de conduite qui a été légèrement reculée elle est conjuguée à un empattement raccourci. Cela supprime néanmoins le peu d’espace qu’il y avait derrière le siège pour caser un blouson. De la place en moins qui est compensée par un comportement dynamique plus agile.  

​Le plaisir de conduire retrouvé

Essayée sur un parcours de montagne sélectif, la MX-5 RF s’avère très joueuse et son train arrière très vif ne craint pas les petites glissades en sortie de virage à l’accélération. Equipé comme une véritable petite sportive, ce spider bénéficie en option, d’un différentiel autobloquant, d’une barre anti-rapprochement et d’amortisseurs Bilstein.
 
Ce pack sport facturé 1.800 euros apporte un plaisir de conduite supplémentaire que l’on ne doit pas se refuser. Un pack qui intègre également des sièges Recaro est disponible pour un maintien parfait. On note également sur le modèle équipé du 2.0 litres 160 ch, la présence d’un équipement de série qui comprend de jolis sièges en cuir chauffants, un GPS ainsi que toutes les aides à la conduite de rigueur sur une voiture moderne.
 
On aurait néanmoins aimé que les ingénieurs de Mazda réussissent à caser une boîte à gants et des rangements dans les contre-portes. Les rangements sont vraiment très limités. Hormis un espace entre les deux sièges et des petits casiers derrière chaque appui-tête, il n’y a rien. C’est sans doute l’unique défaut de cette voiture.

Véhicule de plaisir, la MX-5 RF est le modèle idéal pour les week-ends. Il est clair qu’il faudra savoir se limiter dans ses bagages, mais le coffre de 127 litres accepte sans rechigner deux sacs contenant l’indispensable voire le superflu.
 
On privilégiera des bagages souples plus faciles à caser que des bagages rigides qui n’adopteront pas les contours du coffre. En revanche pour les déplacements plus longs, un porte bagage de coffre sera indispensable. Il apportera cependant une touche très anglaise qui ne manquera pas d’élégance.
 
Appréciable également la plaque transparente qui protège des remous d’air lorsque l’on est décapoté. Bien habillé, on peut ainsi rouler par temps frais. Au volant, c’est un véritable bonheur que nous offre le MX 5. Léger et agile, il incite à quitter les autoroutes pour apprécier les routes de campagne le nez au vent. Avec ce modèle, Mazda remet à la mode la notion de voiture plaisir. Nul doute qu’il aura le succès qu’il mérite.

Joël Chassaing-Cuvillier

​La Mazda MX -5 RF 2.O 160 ch en quelques chiffres

Moteur essence 4 cylindres en ligne – 1 998 cm3 (NC x NC mm) – 160 ch 6 000tr/min – 200 Nm à 4600 tr/min
Boîte manuelle à 6 rapports
 
Dimensions : 392 x 174 x 124 cm, empattement : 231 cm
Poids : 1130 kg – Pneumatiques 205/40 R17
 
Vitesse : 215 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 7,5 s
Émissions de CO2 : 154 gr/km – Réservoir : 45 litres
 
Prix : dès 33.250 euros 




Publié le Mercredi 8 Février 2017 dans la rubrique Automobile | Lu 1455 fois