D’une manière générale, cette étude souligne qu’un « véritable choc sociologique bouleverse la demande de logement » qui parallèlement reste « forte ».
Parmi les facteurs qui peuvent expliquer ce « choc », les spécialistes de l’université parisienne ont mis en avant l’éclatement de la cellule familiale, les changements du paysage professionnel, de nouveaux flux migratoires mais également, les changements de comportements des seniors (toujours plus nombreux) vis-à-vis du logement.
Ces changements, précise l’étude, interviennent dans le contexte d’une poussée démographique à deux niveaux : les départs en retraite massifs de la classe d’âge issue du baby-boom d’un côté, et la très forte augmentation prévisible du 4ème âge, par ailleurs. Les universitaires rappellent ainsi que les plus de 60 ans représenteront 22.3 millions de personnes en 2050 contre 12.6 millions en 2005. D’autre part, les plus de 85 ans représenteront à la même date 4.8 millions contre 1.1 aujourd’hui.
« Alors que rester dans le logement de sa vie était par le passé la règle, les retraités développent désormais des stratégies de mobilité multiples, car souvent, à la soixantaine, lors du départ des enfants du domicile familial, ils se retrouvent avec un bien trop grand » indiquent les auteurs de ce rapport. .../...