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Senior Actu

Les seniors espagnols n'acceptent pas la mise en préretraite de 25.000 fonctionnaires

La décision du ministre des Administrations publiques espagnoles Jordi Sevilla, de mettre en préretraite 25.000 fonctionnaires de plus de 58 ans en vu « d’améliorer le fonctionnement et de rajeunir la fonction publique » a été très mal reçue par les associations qui luttent pour la défense des droits des seniors.


Cette mesure est d’autant plus impopulaire qu’il semblerait que les raisons invoquées pour justifier ces préretraites massives de fonctionnaires ne soient pas dues à une politique de réduction du personnel dans les administrations publiques, mais visent plutôt à rajeunir la moyenne d’âges et à améliorer le niveau de qualification de ses salariés.

Pour les associations pour la défense des droits des seniors, ces préretraites suggèrent que les salariés âgés ne sont plus capables d’évoluer professionnellement, qu’ils ne peuvent plus acquérir de nouvelles connaissances et ne sont plus en mesure de s’adapter aux nouvelles technologies et la modernisation de la gestion de la fonction publique.

La Confédération espagnoles des organisations des personnes âgées (CEOMA), considère qu’il s’agit là d’un cas évident de discrimination par l’âge. Elle rappelle pourtant que le Plan d’Action International sur le Vieillissement, signé par l’Espagne en 2002, vise à supprimer l’âgisme et doit favoriser la prolongation de la vie professionnelle des salariés.

Et la CEOMA d’ajouter que cette mesure est un très mauvais exemple pour un pays qui se positionne comme l’un des leaders européens. Elle demande à ce que tous les budgets de reconversion qui étaient destinés aux fonctionnaires de 58 ans et plus soient attribués aux personnes dépendantes.

De son côté, la Fédération des Associations du Troisième âge de Catalogne (Fatec) juge que c’est « un mauvais exemple envoyé à la société et une injustice pour un très grand nombre de salariés seniors qui assument et développent leurs activités professionnelles avec efficacité, aussi bien dans le secteur public que privé ».

Et la Fatec d’ajouter que si ce genre d’attitude devait se généraliser, « le coût économique serait dramatique pour la Sécurité Social et les conséquences sociales pourraient être très néfastes pour la cohabitation des générations et la vie de la société »
Les seniors espagnols n'acceptent pas la mise en préretraite de 25.000 fonctionnaires


Publié le Jeudi 16 Juin 2005 dans la rubrique Emploi | Lu 3029 fois