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Les quinquas et plus doivent s’occuper de leurs parents âgés… Et ce n’est pas toujours facile

Selon une récente étude réalisée par Ipsos Reid pour le compte de BMO Groupe financier auprès de plus de 2.000 canadiens âgés de 45/60 ans, le tiers (34 %) de ces baby-boomers aident actuellement des parents âgés et les deux-tiers (66%) de cette génération « sandwich » indiquent que cela a une incidence négative sur leur vie quotidienne.


Concrètement, sur le tiers des 45/60 ans qui aident leurs parents âgés, 66 % disent que cela a eu une incidence négative sur leur vie ; 31 % indiquent qu'ils disposent de moins de temps pour eux-mêmes ; 20 % on dû s'absenter de leur travail et 19 % estiment que cela a eu des effets sur leur situation financière.

En outre, 44 % de ces baby-boomers soutiennent aussi financièrement leurs enfants, ce qui accroît la pression qu'ils subissent, remarque cette étude. Cependant, en dépit des difficultés, plus de la moitié (59 %) des aidants disent que le fait de soutenir des parents âgés a renforcé leur relation avec leur famille.

« Cette étude confirme d'autres recherches que nous avons faites au cours des deux dernières années et qui brossent le portrait d'une génération qui jongle pour concilier les besoins de ses parents, ceux de ses enfants et ses propres priorités, a déclaré Kris Vikmanis, chef du Marché de la retraite, BMO Groupe financier. Comme les Canadiens vivent de plus en plus longtemps, cette tendance va s'accentuer. Il devient donc important que les baby-boomers qui s'occupent actuellement de parents âgés, ou qui pensent le faire dans l'avenir, commencent à prévoir l'incidence que cela pourra avoir sur leurs finances et sur leur style de vie. » .../...
Les quinquas et plus doivent s’occuper de leurs parents âgés… Et ce n’est pas toujours facile

Cependant, moins de un aidant sur dix (7 %) a demandé des conseils financiers afin de préparer un budget et de planifier l'aide qu'il fournit aux membres de sa famille. Selon l'étude, les baby-boomers qui ne soutiennent pas un parent âgé en ce moment, mais qui s'attendent à le faire à plus tard, n'ont pas, eux non plus, de plan à cet égard.

« Les baby-boomers disent reconnaître l'importance de la planification de la retraite. Nos recherches ont cependant montré, maintes et maintes fois, que bon nombre d'entre eux ne prennent pas les mesures nécessaires pour préparer leur avenir. La prise en compte des coûts des soins qu'ils dispensent à un membre de leur famille ou des soins dont ils auront eux-mêmes besoin n'est pas nécessairement une préoccupation centrale pour eux, mais elle devrait l'être », a ajouté Kris Vikmanis.

Les quinquas et plus ne planifient pas les soins qu'ils dispenseront à des parents ni ceux dont ils auront eux-mêmes besoin :
- Plus du tiers (36 %) des baby-boomers qui ne s'occupent pas de leurs parents en ce moment s'attendent à le faire plus tard.
- Mais parmi eux, seulement un répondant sur quatre (26 %) a un plan financier prévoyant ces soins.
- En dépit de ces pressions familiales, seulement 26 % des baby-boomers ont un plan prévoyant la possibilité qu'ils aient eux-mêmes besoin d'aide quand ils seront plus vieux.

Autres points saillants de l'étude
Différences entre les sexes
- Plus de femmes que d'hommes (31 % vs 23 %) disent qu'elles procurent un soutien affectif à un parent âgé.
- Plus d'hommes que de femmes (22 % vs 16 %) disent que le fait de s'occuper de membres âgés de leur famille a eu des répercussions sur leur situation financière.
- Presque deux fois plus de femmes que d'hommes (18 % vs 10 %) ont répondu que le fait de s'occuper de parents âgés a eu un effet néfaste sur leur santé.
- Les femmes étaient deux fois (12 % vs 6 %) plus nombreuses à répondre que le fait d'aider un parent âgé avait eu des répercussions sur leur carrière ou sur le travail qu'elles ont choisi.


Publié le Mardi 17 Avril 2007 dans la rubrique Aides à domicile | Lu 6620 fois