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Les deux tiers des baby-boomers canadiens envisagent de continuer à travailler à la retraite

Une nouvelle étude rendue publique cette semaine par le Groupe Investors montre qu'une très grande majorité des non-retraités canadiens affirment que leur santé physique se porte mieux que leur santé financière et qu’un bon nombre compte sur le maintien de leur forme pour continuer de travailler une fois à la retraite.


« L'aspiration des Canadiens à un style de vie plus sain se manifeste dans la plupart des aspects de leur vie quotidienne allant des régimes sans glucides à la demande accrue d'herbes médicinales et de produits naturels. Les entreprises d'alimentation et les restaurants accélèrent les initiatives liées à la santé et à la nutrition afin de répondre à la demande de produits plus sains. Et, en plus de bien manger, 7 Canadiens sur 10 prétendent pratiquer régulièrement des activités physiques, d'après l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie » indique les responsables de cette étude réalisée en octobre 2006 par la société Décima auprès d'un échantillonnage de 2 170 Canadiens.

Toutefois, moins de la moitié sont proactifs sur le plan financier -seulement 46% font appel à un conseiller pour les aider à gérer leurs finances, précise ce sondage national.

« Les Canadiens accordent de plus en plus d'attention à l'amélioration de leur forme physique, mais il est tout aussi important d'établir de bonnes habitudes pour assurer sa sécurité financière, fait remarquer Debbie Ammeter, vice-présidente, Planification financière avancée au Groupe Investors. La santé physique et la santé financière ne s'excluent pas mutuellement –elles sont toutes deux essentielles à la longévité et à un avenir prospère. »

Les Canadiens comptent sur leur bonne santé pour travailler une fois à la retraite

Beaucoup comptent peut-être sur leur bonne santé physique pour réaliser leur projet de travailler une fois à la retraite. Ce sondage révèle que 58% de tous les travailleurs canadiens prévoient d’effectuer un certain type de travail à la retraite, tandis que seulement un quart (23%) des retraités actuels sondés en ont fait autant après avoir pris leur retraite.

La génération des baby-boomers est celle qui envisage le plus de continuer à travailler, les deux-tiers (65%) des répondants de 45 à 64 ans ayant indiqué qu'ils entendent exercer une forme de travail rémunéré à la retraite. « Les travailleurs canadiens auraient toutefois intérêt à s'inspirer de l'expérience des retraités canadiens » soulignent les responsables de l’étude : bien que seulement 8% des non-retraités canadiens estiment que leur état de santé pourrait les forcer à prendre leur retraite plus tôt qu'ils le souhaiteraient, 21% des retraités disent avoir éprouvé des problèmes de santé qui les ont obligés à prendre leur retraite plus tôt que prévu.

« Le vieillissement amène souvent des problèmes de santé et d'autres complications. Il est primordial de vous rappeler que vous pourriez ne pas être en mesure de travailler aussi longtemps que vous le désirez ou que vous le prévoyez » observe Mme Ammeter.

Le travail une fois à la retraite : plus qu'une question d'argent

La majorité des travailleurs canadiens (56%) ont admis qu'ils pensent ne pas avoir suffisamment d'argent pour vivre s'ils arrêtent de travailler complètement, mais ils semblent également motivés par le désir de maintenir leur réseau social et de vivre de nouvelles expériences. Aux dires d’un tiers (30%) des répondants, la possibilité de maintenir des relations serait un des avantages de continuer de travailler une fois à la retraite.

Cette recherche a cependant révélé d'importants écarts entre les sexes : les hommes sont plus susceptibles de dire que la satisfaction de contribuer à quelque chose/avoir quelque chose à faire est le principal avantage de continuer à travailler une fois à la retraite (46% contre 26% de femmes), tandis que les femmes sont davantage motivées par le désir d'avoir des interactions avec les gens (37% contre 26% des hommes). Les femmes sont également plus susceptibles de dire que l'argent est un important facteur de motivation pour continuer de travailler une fois à la retraite (34% contre 28% des hommes). De plus, les femmes sont plus susceptibles de dire que leur santé physique se porte mieux que leur santé financière (70% contre 64% des hommes).

« Bien que le travail à la retraite soit certainement une façon de maintenir et d'étendre ses relations sociales, il est préférable que la décision soit un choix plutôt qu'une obligation. Le fait d'avoir planifié financièrement sa retraite peut aider à diminuer la pression, de même qu'à faire de meilleurs choix », ajoute Mme Ammeter.

Planifier en fonction de l'argent espéré

Il ressort de l'étude que plus le revenu familial est élevé, plus les Canadiens sont susceptibles de travailler avec un conseiller financier. « Les conseils financiers professionnels ne sont pas réservés aux gens fortunés, souligne Mme Ammeter. On ne fait pas juste appel à un conseiller pour gérer l'argent qu'on possède ; on travaille avec un conseiller afin de planifier en fonction de l'argent que l'on espère avoir. »

L'étude confirme que la planification financière est entreprise tard dans la vie. Bien que les Canadiens déclarent envisager de prendre leur retraite à 61 ans en moyenne, 42% des répondants retraités disent ne pas avoir commencé à penser sérieusement à leur retraite avant d'avoir 50 ans. « Mais mieux vaut tard que jamais, d'ajouter Mme Ammeter. Il existe encore des décisions importantes à prendre qui justifient de chercher conseil –des décisions touchant les pensions et l'accès à un revenu de retraite sans payer trop d'impôt, par exemple ».


Publié le Vendredi 5 Janvier 2007 dans la rubrique Finances | Lu 4193 fois