Des portraits de femmes contemporaines et libérées, Les Matrones donnent la parole à celles qui ne parlent jamais. Les oubliées qui arpentent les rues dans l'indifférence la plus totale. Dans un monde où la jeunesse prime, elles assument leurs rides et n’hésitent pas à se remettre en question. Elles veulent croire que tout est encore possible.
Ce court-métrage met en scène des confessions face caméra de femmes de plus de soixante ans. Qui racontent leur histoire, sans fard, ni détour, installées dans leur vie quotidienne. Toutes se sont affranchies d'un fardeau, qu'il soit lié à une situation, un homme, une névrose...
Ces femmes, qui se sont construites avec leurs douleurs et leurs échecs, osent livrer leur portrait-vérité. Elles abordent des sujets très personnels comme l'amour, la mort et la sexualité, à contre-courant de tous les clichés de la réussite. Ce sont des femmes libres. Avec Les Matrones, vous entrez dans la vie d’une inconnue, surprise à l’heure du bain jusqu’aux heures les plus sombres de la nuit.
Fiction à part entière, Les Matrones a pourtant des allures de documentaire. Décor et mise en scène minimalistes, pour ne pas alourdir les messages et donner la force aux monologues. Steve Catieau a souhaité montrer l’intimité de ces femmes avec beaucoup de pudeur. Un traitement qui bouscule les idées reçues et laisse au spectateur le choix de son interprétation. Face à la caméra, la comédienne est placée dans un dispositif spécifique. Des plans fixes successifs, de plus en plus rapprochés, obligent le spectateur à entrer dans son jeu.