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Le thermalisme pour réduire, voire arrêter les anxiolytiques

L’étude scientifique SPECTh coordonnée par le Dr Olivier Dubois, médecin psychiatre aux Thermes de Saujon (Charente-Maritime), récemment publiée dans une revue anglo-saxonne internationale a montré qu’une cure thermale bien spécifique permettait de fortement réduire, voire d’arrêter la consommation d’anxiolytiques.


Avant d’aller plus loin, précisons que cette étude a été menée sur 70 patients, tous en surconsommation chronique de benzodiazépines présentant un état anxieux et/ou dépressif ayant déjà précédemment échoué dans leur tentative d’arrêt des anxiolytiques.
 
Ces patients âgés en moyenne de 55 ans (dont plus des trois-quarts de femmes - 78,5%) étaient sous BZD depuis plus de trois ans pour 80% d’entre eux, sachant que la consommation maximale recommandée est de… un mois. Six mois après la cure, plus de 41% des participants avaient arrêté totalement les anxiolytiques et l'autre partie partiellement.
 
Résultat, la consommation totale en BZD (équivalents diazepam) a globalement baissé des trois-quarts, six mois après la fin de la cure. L’état des patients s’est globalement amélioré et les sujets sont devenus significativement moins anxieux et moins dépressifs.
 
Parallèlement à des soins d’hydrothérapie, ces derniers ont bénéficié d’ateliers psychoéducatifs destinés à les sensibiliser et les accompagner sur la problématique du sevrage, de l’anxiété et les conséquences de l’utilisation chroniques de ces médicaments.
 
Cette étude a donné lieu à la création de l’Ecole Thermale du Stress de Saujon, un dispositif unique dans l’univers du thermalisme. Sa particularité est d’aborder le trouble sous un angle à la fois physiologique par les soins thermaux et psychologique par un travail d’information, d’écoute et d’apprentissage d’outils à utiliser au quotidien, après la cure. Les techniques utilisées sont basées sur les thérapies cognitivo-comportementales (TTC).
 
Les programmes de l’École thermale du stress sont encadrés et validés par un comité scientifique composé de médecins spécialistes, professeurs de médecine et universitaires de psychiatrie renommés. L’idée ? Apprivoiser le stress, réduire ou arrêter les tranquillisants chez les sur-consommateurs chroniques, réduire de la douleur chronique chez les fibromyalgiques, prévenir le « burn out professionnel », retrouver son sommeil naturel.
 
Une étude de suivi, réalisée sur plus de 300 curistes, a montré, en octobre dernier une amélioration significative sur la réduction du stress, la diminution, et l’arrêt des tranquillisants, mais aussi sur la qualité de vie des femmes atteintes de fibromyalgie. Des résultats consolidés et/ou améliorés, trois mois après la cure.


Publié le Mardi 21 Février 2017 dans la rubrique Santé | Lu 1952 fois