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Senior Actu

Le plus beau cadeau de noël qu’on puisse me faire, c’est de ne pas me laisser seul

Cette année encore plus de 15 000 personnes âgées isolées partageront Noël avec les petits frères des Pauvres. Depuis 1946, les bénévoles à l’année, les volontaires d’un soir et les seniors les plus démunis se retrouvent les 24 et 25 décembre dans des lieux d’exception, autour d’un repas de fête pour célébrer Noël ensemble.


C’est dans plus de 40 lieux à Paris que Noël sera célébré, et en province également, à l’Hôtel de Ville à Lyon, dans la Maison Marie Stella à Wissant, au restaurant Flamant à Lille, à Nantes, à Marseille, etc.

Les petits frères des Pauvres n’oublient pas ceux qui ne peuvent se déplacer, ils vont à leur rencontre, à leur domicile, dans les résidences collectives, à l’hôpital, avec des colis de Noël : coffret-repas de Noël sans oublier d’y glisser un présent.

Noël, c’est la période familiale par excellence, pour ceux dont la solitude est criante à cette période, les petits frères des Pauvres tachent de recréer cette atmosphère conviviale, fraternelle et joyeuse.

Tout est mis en œuvre pour ce moment soit merveilleux. .../...
Le plus beau cadeau de noël qu’on puisse me faire, c’est de ne pas me laisser seul

« Noël avec les petits frères des Pauvres », témoignages recueillis par Martine Perrin

Mon 18e Noël avec les petits frères des Pauvres
« Cela fait 15 ans que je vis en foyer-logement à Nantes, je n’ai pas beaucoup de retraite, pas de famille autour de moi. Je suis très solitaire. Alors vous comprenez, les petits frères, c’est sacré ! Mes Noëls avec eux sont les plus beaux. Nous sommes tous rassemblés, on ne parle pas de nos misères. J’essaie d’être le rayon de soleil des personnes très handicapées qui viennent des maisons de retraite. J’y ai trouvé des camarades. Je leur prodigue de la tendresse. Les bénévoles sont aux petits soins. On pourrait leur demander de décrocher la lune, je crois bien qu’ils le feraient ! J’attends avec impatience de retrouver tout le monde… Le 25 décembre prochain, je passerai mon 18e Noël avec les petits frères des Pauvres. »

Gisèle Grosseau, 85 ans

J’essaie de donner un coup de main
« Les petits frères, j’en avais déjà entendu parler. Alors en 2004, je me suis présenté chez eux et ils m’ont accueilli. Noël, pour moi, c’est l’occasion de voir du monde, de faire connaissance. Le repas est beau, bien présenté, c’est bon, même si je ne peux pas me permettre de tout manger. C’est sûr, j’aimerais beaucoup danser dans ces occasions (j’ai chanté et joué du saxo pendant 23 ans et j’adore la java !) mais avec mes hanches… Alors j’essaie de donner un coup de main, d’animer un peu ces retrouvailles. J’ai l’impression de me retrouver en famille et je sais que je peux compter sur elle. »

Claude Tanghe, 66 ans

Un vrai temps de convivialité
« À Noël 2004, le 25 décembre, j’ai organisé un petit repas au restaurant pour des personnes de la fraternité Paris-Est. C’était la première fois que je n’étais pas en famille. En 2005, j’ai pris en charge le réveillon de la paroisse du Saint-Esprit (à Paris dans le 12e). C’est un ancien réveillon qui existe depuis une quarantaine d’années et si personne ne reprenait la main, il disparaissait. Avec les « anciens », j’avais une équipe performante et de nouveaux bénévoles nous ont rejoints : deux familles entières sont venues la grand-mère, les parents, et les enfants. Tous ont assuré la réussite de l’événement. On n’avait pas prévu grand chose en matière d’animation, si ce n’est un piano et des carnets de chant. Ce sont les personnes invitées qui ont pris tour à tour le micro, et je pense que cet esprit de partage a donné du plaisir à tout le monde.

L’ambiance était vraiment très agréable, et c’était super parce qu’il y avait un vrai échange dans l’esprit de la charte des petits frères : ce fut un vrai temps de convivialité.
»

Muriel Féron, 34 ans

Source : Petits frères des pauvres


Publié le Vendredi 21 Décembre 2007 dans la rubrique Société | Lu 10506 fois