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Senior Actu

Le monde du travail évolue avec la cohabitation d’employés de générations différentes

Les employés plus âgés ont tendance à se sentir plus engagés à l’égard de leur travail que les salariés plus jeunes, révèle l'étude 2007 des « 50 Employeurs de choix au Canada » menée récemment par Hewitt & Associés, société d'experts-conseils en gestion des ressources humaines.


La mobilisation croît avec l'âge

En moyenne, plus des trois-quarts (77%) des employés des « 50 Employeurs de choix » sont mobilisés, ce qui signifie qu'ils éprouvent un sentiment d'engagement émotif et intellectuel à l'égard de leur employeur, comparativement à seulement 55% des employés chez les autres organisations ayant participé à l'étude 2007, indique le communiqué d’Hewitt et Associés.

L'analyse de Hewitt indique par ailleurs que les employés plus âgés ont tendance à se sentir plus engagés à l'égard de leur travail que les employés plus jeunes. Parmi les employés seniors (61 ans et plus), l'indice de mobilisation moyen de toutes les organisations participantes est de 74%.

Et l’étude de préciser que l'indice de mobilisation diminue avec l'âge et atteint son plus bas niveau chez les employés de la génération X (âgés de 26 à 40 ans), soit 61%. Les employés les plus jeunes (25 ans ou moins) affichent quant à eux un indice de mobilisation légèrement plus élevé (63%).

« Dans de nombreuses organisations, les programmes de ressources humaines ont été conçus par des baby-boomers, en réponse aux besoins des baby-boomers, explique Daniel Drolet, coordonnateur de l'étude. Ce n'est donc pas surprenant que plusieurs jeunes travailleurs ne se sentent pas fortement liés à leur employeur. Or, pour mobiliser les employés, les organisations doivent vraiment écouter les groupes d'employés qui se distinguent par leur âge ou par d'autres facteurs afin de découvrir ce qui donne un sens à leur travail. » .../...

Plus de flexibilité et des opportunités d'apprentissage

La pénurie de main-d'oeuvre aura pour effet d'accentuer la diversité des effectifs, puisque les organisations recruteront des employés alliant des expériences et des compétences variées. « Les politiques universelles en matière de ressources humaines n'ont plus leur place, note Jean-Charles Lima, directeur du bureau de Hewitt à Montréal. Les programmes doivent être suffisamment flexibles pour permettre une certaine personnalisation, de façon à ce que les employés puissent effectuer des choix qui répondront à leurs besoins uniques. »

Toujours selon cette étude, les organisations doivent également fournir des opportunités d'apprentissage et de développement, favoriser l'équilibre vie/travail et offrir une certaine latitude quant à la façon d'effectuer le travail afin d'attirer les plus jeunes employés. D'autre part, les employeurs doivent offrir un travail stimulant, se doter de gestionnaires attentionnés et offrir des occasions d'exploiter l'expérience et les compétences acquises par le passé afin d'attirer les employés plus âgés.

Hewitt a analysé les réponses de plus de 100 000 employés travaillant auprès de 118 organisations canadiennes afin de déterminer leur niveau de mobilisation. Cette analyse a permis d'identifier les organisations qui figurent au palmarès 2007 des 50 Employeurs de choix au Canada (publié en janvier dans le magazine Report on Business du quotidien The Globe and Mail ainsi que dans le quotidien La Presse), en plus de mettre en lumière des écarts importants entre les besoins des différentes générations en milieu de travail.


Publié le Jeudi 11 Janvier 2007 dans la rubrique Emploi | Lu 3268 fois