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Senior Actu

Le bénévolat à l'heure de la retraite oui, mais pas pour faire n'importe quoi

De plus en plus de baby-boomers atteignent la soixantaine et se retrouvent à la retraite. Pourtant, le sentiment qui prévaut souvent chez les individus de cette génération, c’est qu’ils s’arrêtent de travailler alors même qu’ils sont en pleine forme. Si certains se lancent dans la création d’entreprise, d’autres préfèrent se tourner vers le bénévolat. Mais attention, ils ne veulent pas perdre leur temps à coller des timbres et des enveloppes !


Quelques jours après avoir pris sa retraite et après plus de trente années passées au service de l’Etat, une ancienne fonctionnaire américaine a décidé de se lancer dans le bénévolat, indique un récent article du Seattle Times.

Cette sexagénaire, qui vit à Seattle dans le Michigan n’est cependant pas prête à faire tout et n’importe quoi. D’accord pour s’engager, mais dans une action qui lui demande autant d’énergie que son travail d’antan et qui soit en rapport avec ses qualifications professionnelles. « Je considère la retraite comme un moment privilégié où l’on peut renvoyer l’ascenseur ; une période qui me permet d’explorer de nouvelles choses et de me consacrer à ce qui me plaît vraiment. C’est la beauté de la chose » explique la jeune retraitée.

Cette femme représente bien ses confrères bénévoles du même âge, qui ne font pas du « bénévolat pour faire du bénévolat » mais qui désirent s’investir dans des actions concrètes où leurs qualités humaines, citoyennes et professionnelles peuvent être reconnues. « Ils recherchent des projets ancrés dans la réalité, palpables, qui donnent des résultats » explique dans cet article le responsable d’une association de Washington.

Les experts économiques sont bien conscients du formidable potentiel que représentent pour les ONG ces milliers de jeunes retraités. Certes, une partie d’entre eux préférera s’adonner aux loisirs, d’autres n’auront aucune envie de se relancer dans une quelconque aventure, en revanche, certains vont tenter de se rendre utiles et investir une partie de leur temps libre pour le compte d’une association.

Aux Etats-Unis, une grande campagne nationale a d’ailleurs été lancée pour sensibiliser et mobiliser cette génération aux grandes causes sociales, humanitaires, écologiques, etc. et pour les inciter à rejoindre les ONG et apporter leur aide. « De nombreux boomers souhaitent rendre service, en revanche, ils sont allergiques à l’idée d’être considérés comme des seniors » indique le responsable de l’association de Washington. « C’est très difficile de s’adresser à une population en évitant toute référence à l’âge. Pour un bon nombre d’entre eux, les années ne comptent pas, il s’agit plutôt d’une question de transition » ajoute-t-il.

« Chaque jour, je découvre de nouvelles choses » poursuit la retraité de l’administration américaine. « Je prévois de m’impliquer dans une activité différente chaque jour. Je me lève, je m’habille, je me maquille, je sors de chez moi. C’est un peu comme continuer à travailler. Je me sens productive et j’ai le sentiment d’avoir le contrôle de ma vie ».

La Fondation de l’Armée du Salut a besoin de bénévoles et de fonds toute l’année

Afin de soutenir ses actions, la Fondation rappelle qu’un numéro de téléphone, le 36-20 a été mis en place en juin dernier. Il vise à recueillir les promesses de dons, dites « Armée du Salut ». Ce numéro reste actif toute l’année pour soutenir les actions de la Fondation (0,15 euros/mn).

D’autre part, le service bénévolat recherche une trentaine de bénévoles réguliers notamment pour les visites aux personnes âgées dans l’après midi sur Paris. Afin de proposer leur service, les nouveaux candidats bénévoles sont invités à contacter le service du bénévolat (01 43 62 25 60/42) ou à proposer leur candidature via le site www.armeedusalut.fr (rubrique bénévolat).


Publié le Lundi 28 Août 2006 dans la rubrique Société | Lu 8761 fois