Sommaire
Senior Actu

Le Medef revoit sa position pour l’emploi des seniors

Le Medef, vient de proposer aux syndicats un nouveau projet d'accord interprofessionnel sur l'emploi des seniors, dans l'espoir de débloquer la situation à la veille de la séance de négociations prévue avec les partenaires sociaux indique une récente dépêche de l’AFP.


Les négociations avaient été interrompue avant l’été sur un désaccord total des syndicats avec les propositions patronales. Depuis, la nouvelle présidente du Medef, Laurence Parisot, a exprimé sa volonté d'oeuvrer à un déblocage de la situation, jugeant un accord possible sur ce sujet.

Les syndicats s’opposaient principalement à la création d'un contrat de travail spécifique pour les salariés âgés, à la non-prise en compte des plus de 55 ans dans les seuils sociaux et la suppression de la contribution Delalande (taxe payée par les entreprises licenciant un salarié âgé). Le Medef renonce à l'article sur les seuils sociaux et propose aux syndicats de « demander au pouvoirs publics » de prendre une décision concernant la contribution Delalande.

Le nouveau texte propose des dispositifs pour encourager l'emploi des seniors : aménagements des horaires de travail avec un effort pour en « limiter l'impact » sur « les droits à retraite des intéressés », possibilité de définir, par « accord collectif de branches », les conditions dans lesquelles les entreprises pourront faire appel aux seniors pour des « missions prédéterminées », développement du « travail à temps partagé », par la mise en place de « groupement d'employeurs ».

Et le Medef de préciser que pour inciter les salariés à prolonger leur activité, une réforme des règles de cumul emploi-retraite « doit être mise en œuvre ». Est également suggéré un développement du « tutorat pour assurer la transmission des savoirs » définie comme un « objectif prioritaire ». Il est demandé « aux pouvoirs publics d'aménager les textes relatifs au contrat de travail intermittent ».

Le texte précise que « l'objectif du présent accord est de concourir à une progression du taux d'activité des 55-64 ans afin de passer du taux actuel de 39,6 % à 50 % à horizon 2010 ». « Afin d'y parvenir, les parties signataires conviennent de la nécessité de faire progresser ce taux de 2 points par année » et « dresseront un premier bilan de la situation fin 2007 ».

Les entreprises doivent aussi s’imposer de respecter les dispositions « de l'accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003 relatif à l'accès des salariés à la formation tout au long de la vie professionnelle ». Dans cet esprit les salariés des 45 ans et plus bénéficieraient au minimum tous les 5 ans d'un « entretien de carrière » afin « d'éviter toute pratique discriminatoire liée à l'âge dans les évolutions de carrière ».


Publié le Mercredi 7 Septembre 2005 dans la rubrique Emploi | Lu 3748 fois