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Le Consult-Quiz Cardio : un outil simple pour évaluez votre niveau de risque cardiovasculaire

La Fédération Française de Cardiologie et la Nouvelle Société Française d’Athérosclérose, en partenariat avec le laboratoire Pfizer, font évoluer la stratégie de prévention des maladies cardiovasculaires en proposant, dans le cadre d’une campagne nationale de prévention grand public qui a débuté le 13 septembre dernier, un nouvel outil permettant de déterminer simplement et rapidement, sur la base de données personnelles immédiatement accessibles, la nécessité de faire évaluer son niveau de risque cardiovasculaire par son médecin traitant.


Les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires devraient être en principe bien connus : taux élevé de cholestérol, hypertension artérielle, tabagisme, diabète, antécédents familiaux. A ceux là s’ajoutent des facteurs à prendre en compte tels que la sédentarité et l’obésité. Les campagnes d’information se succèdent depuis des années ; elles ont permis une première prise de conscience relative à l’impact du mode de vie mais les faits sont encore là : les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité en France, à l’origine d’un décès sur trois et de 120 000 attaques cardiaques par an (1).

L’enjeu d’une prévention précoce
Cette campagne de prévention s’adresse aux personnes, femmes et hommes, à partir de 40 ans, qui restent imperméables aux messages de prévention classiques alors qu’ils sont susceptibles d’avoir un facteur de risque cardiovasculaire. Ces personnes se sentent en bonne santé, et ne s’estiment pas concernées. Autant après une première alerte, accident vasculaire cérébral ou infarctus du myocarde, les patients sont plus à l’écoute des conseils de leur médecin, autant il apparaît difficile de faire assimiler par un large public les bénéfices escomptés d’une prévention précoce qui passe souvent simplement par une amélioration de son hygiène de vie.

Favoriser le dialogue avec le médecin traitant
Le consult-quiz-cardio a l’avantage d’être très simple. Il ne prétend pas prendre en compte la totalité des facteurs de risque cardiovasculaire, ni entrer dans les détails. Il s’agit principalement de créer une prise de conscience. C’est au moment où les patients engageront le dialogue avec leur médecin traitant, qu’ils évalueront avec lui le niveau de leur risque personnel, et les mesures à prendre éventuellement.

Le Consult-Quiz Cardio : un outil simple pour évaluez votre niveau de risque cardiovasculaire

Un seul oui doit déjà vous alerter. La crise cardiaque ou l’attaque cérébrale ne préviennent pas toujours. Mais elles ne frappent pas non plus au hasard. Consultez votre médecin traitant avant qu’il ne soit trop tard.

Mesurer l’évolution des connaissances sur les maladies cardiovasculaires
Cette démarche s’inscrit dans le droit fil des résultats de l’observatoire national « les Français face au risque cardiovasculaire ». Cette initiative lancée en septembre 2005, et renouvelée cette année, se propose de mieux cerner les connaissances des Français sur les maladies cardiovasculaires. D’une année à l’autre, les deux enquêtes(2) ont montré que les Français ne maîtrisent pas la notion de niveau de risque cardiovasculaire. Tout comme ils n’ont pas conscience du risque d’accident vasculaire cérébral : lorsqu’on leur demande ce que sont les maladies cardiovasculaires, ils pensent essentiellement à l’infarctus du myocarde. Seulement 10% évoquent l’accident vasculaire cérébral(2).

En réponse à la question sur les facteurs de risque qu’ils connaissent, ils mettent plus volontiers en avant les facteurs liés au mode de vie, comme le tabagisme, l’alimentation et le manque d’exercice physique. Des facteurs de risque majeurs pour lesquels des prises en charge, thérapeutiques ou non, seraient souvent possibles, demeurent minoritaires. Ils sont 15% à citer spontanément l’excès de cholestérol(2), mais le taux de réponse chute largement en dessous de la barre des 10% pour l’hypertension artérielle (6% en 2005, 5% en 2006)(2), et le diabète (5% et 4%)(2).

Les deux enquêtes ont mis en évidence les grandes difficultés éprouvées par les Français à évaluer leur propre niveau de risque cardiovasculaire sur une échelle de 0 à 10. Ils s’attribuent souvent une note moyenne, aux alentours de 5, y compris, et c’est plus grave, ceux qui présentent au moins trois facteurs de risque.

Autre sujet de préoccupation : ils ne pensent pas suffisamment à en parler avec leur médecin. Ils ne sont que 40% à avoir abordé avec lui le sujet des maladies cardiovasculaires, et plus du tiers des personnes ayant au moins trois facteurs de risque n’ont jamais évoqué leur niveau de risque cardiovasculaire.

L’évaluation du niveau de risque cardiovasculaire nécessite une approche globale des facteurs de risque(3)

Les recommandations de la Haute Autorité de Santé sur « la prise en charge thérapeutique des patients dyslipidémiques, ou atteints d’hypertension artérielle », insistent sur la nécessité d’avoir une approche globale du risque cardiovasculaire. Elle précise que « dans la négociation thérapeutique, il revient au praticien, non seulement de rechercher la présence de facteurs de risque cardiovasculaire, mais aussi d’en apprécier l’importance et l’ancienneté ».

Le consult-quiz-cardio, s’annonce comme une manière facile et rapide d’engager le dialogue avec son médecin traitant, qui saura donner des conseils adaptés à l’histoire de chacun, pour s’engager dans une démarche de prévention clairement définie et basée sur le niveau de risque cardiovasculaire propre à chacun.


Sources :
(1) Programme national de réduction des maladies cardiovasculaires du ministère de la Santé, 2002/2005
(2) Observatoire national « les Français face au risque cardiovasculaire », TNS Healthcare, 1ère édition sept. 2005 et 2ème édition juin 2006
(3) Haute Autorité de Santé. Recommandations de prise en charge des patients adultes atteints d’hypertension artérielle essentielle. Actualisation 2005.


Publié le Lundi 18 Septembre 2006 dans la rubrique Santé | Lu 4862 fois