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Senior Actu

Le 15e Prix FNG/Servier Biologie du vieillissement sera décerné jeudi à deux jeunes chercheurs

Face au défi que représentent l’avancée en âge des populations pour nos sociétés, la compréhension des mécanismes intimes du vieillissement constitue une nécessité et implique un essor significatif de la recherche spécifique dans le domaine de la biologie du vieillissement. Dans ce contexte, et pour la 15ème année consécutive, le Prix Fondation nationale de gérontologie-Servier de Biologie du vieillissement sera décerné jeudi prochain à deux jeunes chercheurs du Master Vieillissement.


« Les jeunes chercheurs d’aujourd’hui vont constituer le fer de lance de la recherche de demain. Ce sont eux qui devront relever ce défi. Ils méritent donc d’être encouragés et soutenus pour pouvoir contribuer, eux aussi, comme les décideurs économiques et politiques, à la révolution de la longévité que nos sociétés vont connaître au cours du 3ème millénaire » indique un récent communiqué de la FNG.

Ainsi, pour la quinzième année consécutive, la Fondation Nationale de Gérontologie (FNG) et les Laboratoires Servier récompenseront jeudi prochain, deux jeunes chercheurs. Les prix seront remis par le professeur Françoise Forette, directeur de la FNG et par Monsieur Pierre Schiavi directeur de la Division scientifique gériatrie des Laboratoires Servier, dans le cadre de 27ème Journées annuelles de la Société Française de Gérontologie et Gériatrie.

Les étudiants -et donc les lauréats- ont été formés dans le cadre du Master Recherche Biologie cellulaire, physiologie, et pathologie Mécanismes cellulaires du vieillissement de Paris 5 Paris 7. Précisions qu’il s’agit de la seule formation de Master, tant en France qu'en Europe, à se consacrer actuellement à l'étude des mécanismes biologiques qui conduisent au vieillissement.

« Des enseignements de gérontologie et de gériatrie existent certes dans le cadre des études médicales et scientifiques en 3ème cycle, mais les aspects fondamentaux de la sénescence n'y sont qu'effleurés et avec des objectifs totalement différents » précise le communiqué de la FNG qui ajoute que « les professionnels de la recherche biologique et médicale, capables de travailler dans le domaine du vieillissement, restent paradoxalement peu nombreux et ont parfois une compétence liée trop étroitement à leur domaine technique spécifique ».

Depuis la création du DEA (Master), environ 400 étudiants ont suivi cette formation et plus de 140 thèses d’Université ont été soutenues. Chaque année, une quinzaine de nouvelles thèses nouvelles sont engagées. .../...

Les deux lauréats 2006 du Prix FNG-Servier de Biologie du vieillissement

1er Prix
Julien Bruban
« Etude des effets de l'amyloïde Bêta dans la rétine »
La dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA, première cause de cécité non curable dans les pays industrialisés est associée au vieillissement (30% chez les personnes de plus de 75 ans). L’ensemble des résultats de l'étude, montrant que le peptide Abeta (1-42) agrégé induit in vitro et in vivo dans des modèles murins un ensemble de phénomènes observés au cours de la DMLA, suggère qu’il pourrait participer à la dégénérescence de la rétine observé au cours de cette pathologie.

Unité INSERM U598
Physiopathologie des maladies oculaires. Innovations thérapeutiques
Institut Biomédical des Cordeliers

Directrice de laboratoire : Francine BEHAR-COHEN
Responsable de stage : Frédéric MASCARELL

2ème Prix
Ludovic Martin
« Effets des radiations ionisantes sur les précurseurs nerveux murins : Rôles du gène p21 (Waf1,CDKN1A) »
Différents mécanismes assurent l’intégrité du patrimoine génétique et l’élimination des cellules endommagées. Ces mécanismes varient en fonction de la nature des cellules, de leur niveau de prolifération, de leur environnement et de l’âge de l’organisme. Ils seraient particulièrement actifs dans les cellules possédant de fortes capacités de prolifération comme les cellules souches et les progéniteurs. L'étude confirme que contrairement aux cellules différenciées, les précurseurs nerveux entrent massivement en apoptose dès 4h après une irradiation, y compris à faible dose. Le gène p21 joue un rôle majeur dans cette réponse.

Laboratoire de Radiopathologie
CEA Fontenay aux Roses
Directeur de stage : François BOUSSIN


Publié le Mardi 14 Novembre 2006 dans la rubrique Santé | Lu 4455 fois