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La population senior moins susceptible d’être victimes de crimes avec violence

Les personnes âgées de 65 ans et plus sont moins susceptibles d'être victimes de crimes avec violence et de crimes contre les biens que les personnes plus jeunes, selon les résultats d’un rapport canadien émanant de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2004 sur la victimisation et sur les données de la police tirées du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC) de 2005.


Contre toute attente, il semblerait que les seniors soient moins souvent victimes de crimes avec violence et de crimes contre les biens que les plus jeunes.

Pour parvenir à ces conclusions, ce nouveau rapport canadien a examiné la nature et la fréquence des crimes perpétrés contre les aînés, de même que la crainte que la criminalité leur inspire.

Selon les données de l'ESG sur la victimisation, dans l'ensemble, 10 % des personnes âgées de 65 ans et plus ont été victimisées au cours de la période de douze mois précédant l'enquête, comparativement à 31 % des personnes âgées de moins de 65 ans.

Les aînés étaient moins susceptibles d'être victimes d'affaires de violence comme les voies de fait, l'agression sexuelle et le vol qualifié, estime ce rapport. Le taux de victimisation avec violence parmi les aînés était presque quatre fois moins élevé que pour les personnes âgées de 55 à 64 ans et près de 20 fois moins élevé que pour les personnes âgées de 15 à 24 ans. Et le communiqué de préciser que « ces résultats sont comparables aux résultats du cycle précédent de l'ESG sur la victimisation menée en 1999 ». .../...
La population senior moins susceptible d’être victimes de crimes avec violence

Les plus récentes données de la police indiquent que même si les victimes seniors (64 %) et les victimes plus jeunes (69 %) étaient toutes plus susceptibles d'être victimisées par une personne qu'elles connaissent (comme un membre de la famille, un ami ou une connaissance), près de la moitié des victimes aînées ont été victimisées par un membre de la famille, comparativement à 39 % pour les victimes plus jeunes. Un peu plus du tiers (35 %) des auteurs de violence familiale contre les aînés étaient les enfants adultes, tandis que les conjoints actuels ou les anciens conjoints en étaient les auteurs dans 31 % des affaires.

Les anciens n'étaient pas plus susceptibles de subir des blessures en raison de leur victimisation que les victimes plus jeunes. Selon les données déclarées par la police, 36 % des victimes seniors et 38 % des victimes plus jeunes de crimes avec violence ont subi des blessures.

Dans la plupart des cas où il y a eu des blessures, celles-ci étaient mineures et ne nécessitaient aucuns soins médicaux ou nécessitaient uniquement des premiers soins mineurs. Dans l'ensemble, 2 % des affaires de violence impliquant des seniors et des victimes plus jeunes ont causé des blessures majeures.

Les aînés étaient également moins susceptibles que les plus jeunes d'être victimes du vol de biens personnels comme l'argent, les cartes de crédit, le sac à main ou le portefeuille. Le taux de vols de biens personnels chez les aînés (22 incidents pour 1.000 seniors) était moins de la moitié du taux des personnes âgées de 55 à 64 ans (51 incidents pour 1.000 habitants) et près de huit fois moins élevé que le taux des jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans (165 incidents pour 1.000 habitants).

Les ménages ne comptant que des résidents aînés ont été victimes de crimes comme l'introduction par effraction, le vol de biens, le vol de véhicule automobile ou le vandalisme au taux de 87 affaires pour 1.000 ménages aînés au Canada, soit près de trois fois moins que le taux applicable à tous les ménages canadiens (248 affaires pour 1.000 ménages).

Sur le plan de la sécurité personnelle, la satisfaction des aînés s'est améliorée légèrement au cours de la période allant de 1999 à 2004, conclut ce rapportde l'ESG. En 2004, la vaste majorité (92%) des aînés ont déclaré être satisfaits de leur niveau global de sécurité par rapport à la criminalité comparativement à 89 % en 1999. Cette augmentation élimine l'écart entre les aînés et les Canadiens plus jeunes, ce qui donne lieu à des niveaux de satisfaction relativement comparables à l'égard de la sécurité personnelle (92% comparativement à 94%).


Publié le Vendredi 9 Mars 2007 dans la rubrique Société | Lu 2317 fois