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Senior Actu

La moitié des seniors sont préoccupés par la détérioration de leurs facultés mentales

Alors que l’on approche de plus en plus de la Journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, un sondage indique qu’avec l’avancée en âge, près de la moitié (48%) des canadiens, notamment les baby-boomers, sont préoccupés par la détérioration de leurs facultés mentales.


La moitié des seniors sont préoccupés par la détérioration de leurs facultés mentales
Ce sondage a été réalisé par la société Decima Research pour le compte de Nintendo Canada qui vient justement de sortir son nouveau jeu Brain Age 2, qui permet de pratiquer des exercices intellectuels...

Ainsi, selon cette enquête, près de la moitié (48%) des Canadiens sont préoccupés par la détérioration de leurs facultés mentales avec l'âge. Et les baby-boomers, âgés entre 45 et 49 ans, sont les plus inquiets de tous les groupes d'âge. On apprend également que près des trois-quarts (72%) des sondés ont parfois de la difficulté à se souvenir du prénom d'une personne qu'ils viennent tout juste de rencontrer brièvement ou qu'ils ont rencontré il y a un moment.

D’autre part, les deux-tiers ne se souviennent pas de leurs mots de passe d'ordinateur, incluant ceux qu'ils sauvegardent eux-mêmes. Enfin, près d'une personne sur cinq (24%) admet qu'elle ne peut plus réaliser des calculs mentaux aussi rapidement qu'elle le faisait par le passé. .../...

Rappelons que le segment de la population canadienne âgée entre 55 et 64 ans est celui qui croît le plus rapidement. Dans ce contexte, soulignent les auteurs de cette enquête, « il n'est donc guère surprenant que l'entraînement du cerveau soit un sujet présent à l'esprit de nombreuses personnes ».

Mais peut-on considérer que les exercices d’entraînement intellectuels (échecs, sudokus, mots croisés, jeux vidéo, apprentissage d’une nouvelle langue, etc.) nous prémunissent ou fassent reculer la survenue d’Alzheimer ? Comme le souligne le Dr André Tanguay, médecin et consultant en psychogériatrie au Programme régional ambulatoire gériatrique (PRAG) du Centre ambulatoire régional de Laval (Canada) : « ça ne repoussera pas l'arrivée de la maladie. Mais ça peut donner un délai à la perte d'autonomie ». Et d’ajouter : « comme la population continue de vieillir, l'entraînement mental devient un enjeu sérieux. Une combinaison de saine nutrition, d'activités physiques régulières, d'interaction sociale et d'exercices mentaux fréquents sont tous aussi important pour maintenir une bonne santé globale ».

En gros, on ne peut pas grand-chose pour éviter la maladie, mais en revanche, faire travailler son cerveau ne peut pas faire de mal. Alors, à vos grilles de mots croisés !


Publié le Vendredi 7 Septembre 2007 dans la rubrique Bien-être | Lu 8580 fois