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La Logique des Femmes : quand Lola rencontre le Frère Félicien... (théâtre)

Les femmes ont bien une logique propre à elles, mais qui échappe généralement aux hommes, lesquels, d’ailleurs, en toute mauvaise foi, leur en dénie souvent la moindre parcelle. C’est le thème de la pièce d’Antoine Beauville, La Logique des Femmes, qui se joue jusqu’en septembre au Théâtre « Les Feux de la Rampe ».


Lola, une quadra mince et sexy fait la fête nuit après nuit, et sans doute un peu trop cette fois-là puisque, vu son état, quelqu’un doit la ramener chez elle.
 
Et d’une manière peu habituelle, puisque ce quelqu’un n’est pas moins qu’un moine, qui la porte sur son épaule comme un meunier un sac de farine, et la dépose sans ménagement dans son canapé.
 
Lola, ivre morte, tente en vain de séduire le preux homme de Dieu, qui finit par réussir à la mettre au lit sans avoir, semble-t-il, succombé à ses charmes.
 
C’est au lendemain matin, lorsque Lola réapparait dégrisée  que le cocasse de la situation lui apparaît et que les choses sérieuses commencent.
 
Qui est donc ce moine qui a choisi de la veiller toute la nuit ? Que voulait-il ? Et d’ailleurs, que faisait-il dans cette soirée ? Enfin, sérieuses, n’exagérons pas car l’auteur a choisi de traiter le sujet de manière légère qui ne vire jamais au psychodrame.
 
Tant mieux pour les spectateurs qui rient franchement et de bon cœur du début à la fin du spectacle. Il faut dire que les deux comédiens sont excellents. Virginie Stevenoot donne au personnage de Lola toute la fraîcheur, l’impertinence et le bon sens qui en font une femme un peu perdue-momentanément, d’ailleurs- d’une logique implacable, la sienne, et finalement très attachante.
 
Le rôle du moine, à la fois sage et débridé, est vaillamment tenu par Dominique-Pierre Devers. Il a le physique et le phrasé qui convient à son personnage, il est épatant en Frère défroqué mais pas trop, en particulier dans sa tirade pastiche du Cyrano de Bergerac, on vous laisse d’ailleurs découvrir ce qui remplace le fameux nez !
 
La mise en scène de Carole Barbier est vive et sans manières, elle a eu en plus la bonne idée de solliciter la voix canaille de Chantal Ladesou qui donne encore un peu plus de gouaille à ce spectacle qui n’en manque décidément pas.
 
Si l’été vous semble morose, ou trop chaud, allez-vous rafraîchir le temps d’un soir aux Feux de la Rampe, pour écouter dans la bonne humeur, l’histoire de la rencontre de Lola et du Frère Félicien.
 
Alex Kiev

Théâtre Les Feux de la Rampe
34 rue Richer
75009 Paris
 
du 5 Juillet au 16 Septembre
Du mercredi au samedi à 20h


Publié le Jeudi 20 Juillet 2017 dans la rubrique Culture | Lu 551 fois