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La CFDT et FO déplorent que Nicolas Sarkozy ait oublié les retraités

Suite à l’intervention télévisée du président de la République jeudi 29 novembre dernier, la CFDT Retraités et Force Ouvrière ont publié des communiqués déplorant que Nicolas Sarkozy n’ait pas évoqué la revalorisation des pensions de retraite.


Alors que le « président de la République vient de rendre publiques ses orientations pour l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés » remarque la CFDT Retraités, « aucune mesure n’a été proposée pour les retraités contrairement aux promesses de la campagne électorale ».

Et d’ajouter que « les modifications éventuelles du comportement de la grande distribution et la modération des hausses de loyers » ne peuvent pas satisfaire à elles seules les retraités. La CFDT Retraités en appelle au président de la République pour que la prochaine conférence sur la revalorisation des pensions soit l’occasion d’apporter une amélioration au sort des retraités les plus défavorisés.

« Nous revendiquons également que la mesure de réduction de 0,5% de l’augmentation annuelle des pensions de retraite prévue en janvier 2008 soit annulée. Jamais dans le passé les retraités n’ont eu à subir un rattrapage négatif » conclut le communiqué de cette organisation syndicale.

De son côté, Force Ouvrière (FO), remarque que dans son discours aux Français, le président n’a jamais prononcé le mot retraite et n’a pas abordé la situation des retraités de ce pays. « Un projet d’arrêté portant revalorisation des pensions de retraite – régime général et fonctionnaires – soumis ces jours-ci aux Conseils d’administration des caisses nationales de sécurité sociale, propose une revalorisation de 1,10% au 1er janvier 2008 » souligne FO. .../...

Par stricte application de la Loi portant réforme des retraite de 2003, les pensions et retraites sont revalorisées en fonction de l’évolution prévisionnelle des prix pour l’année suivante, corrigée de l’inflation constatée de l’année en cours. Ainsi les pensions de retraites, revalorisées de 1,80% en 2007 l’auraient été au-delà de l’évolution réelle des prix de 1,30%, d’où un ajustement négatif de 0,50% qui viendrait en déduction de l’inflation prévue pour 2008, 1,60%. Ceci serait une première que Force Ouvrière entend dénoncer et refuse d’avaliser dans les caisses nationales de sécurité sociale.

Et le communiqué de poursuivre : « depuis des décennies les salariés, chômeurs ou retraités n’ont pas le même ressenti de l’inflation que l’INSEE et cette année 2007 n’y changera rien : augmentation massive des carburants donc de l’énergie et du chauffage, des céréales et des produits laitiers donc du pain, des pâtes, du riz, des beurre, fromage et autres yaourts, autant de produits de première nécessité, sans omettre les soins de santé, les transports et surtout les loyers. L’année 2008 s’annonce encore plus difficile pour les retraités avec la création des franchises médicales et pour corollaire l’inflation massive des complémentaires santé et de surcroît l’assujettissement à la taxe audiovisuelle de 116 euros pour tous les retraités, sans exception ».

Une revalorisation de 1,10% au 1er janvier prochain, c’est 23 centimes d’euros de plus, par jour, pour les 600. 000 personnes âgées survivant avec le minimum vieillesse, c’est moins de 30 centimes pour l’immense majorité des retraités du régime général.

Aussi, la Confédération Force Ouvrière s’adresse-t-elle au gouvernement afin que soit réunie dans les meilleurs délais la conférence tripartite prévue par la loi de 2003 afin de programmer, sans délai, une revalorisation substantielle des retraites et pensions.


Publié le Mardi 4 Décembre 2007 dans la rubrique Retraite | Lu 7517 fois