Pierre Cahuc, professeur à Paris I et Michèle Debonneuil, chef du service économique au Plan, estiment que les services souffrent à la fois d’un sous-emploi et d’une faible capacité à produire des gains de productivité. Ce qui a pour effet de réduire l’attractivité de ces services auprès des consommateurs, des entreprises, tout comme auprès des personnes privées.
Selon les auteurs, si les services en France avaient le même taux d’emploi que celui que l’on retrouve aux États-Unis, il y aurait 3,4 millions d’emplois supplémentaires. Et combien de jeunes et de seniors seraient-ils en activité réelle, plutôt que conduits à rester sur le bord de la route ?
N'est-il pas prometteur et rassurant de signaler que de tels emplois de proximité ne sont aucunement délocalisables ? À l’inverse, ils peuvent êtres tenus par des personnes n’ayant pas, au départ, des qualifications élevées, dès lors que l’on se donne les moyens de les accompagner et de les former et de les valoriser, y compris en termes pécuniaires. .../...