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Senior Actu

Juillet 2015 : 82 seniors tués sur les routes

Le beau temps est probablement à l’origine de ces mauvais chiffres… En effet, selon les dernières statistiques de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la hausse de la mortalité sur les routes en juillet 2015 a été importante, avec 360 personnes mortes en France en juillet 2015, dont 82 personnes âgées.


Juillet 2015 : 82 seniors tués sur les routes
Au-delà des deux roues toujours particulièrement vulnérables, les personnes de plus de 65 ans ont aussi payé un lourd tribut à la mortalité routière en ce mois de juillet 2015 avec 82 décès (sur 360, soit 22,7%). Ce qui représente une hausse globale de tués de 64% par rapport à juillet 2014 !
 
D’autre part, ajoute l’ONISR, le nombre de morts sur les routes pour les seniors est estimé à +21% sur sept mois. Et les spécialistes de l’observatoire de préciser : le tiers des tués supplémentaires depuis le début de l’année sont des jeunes âgés entre 18 et 24 ans et les deux tiers… des personnes de plus de 65 ans.
 
Globalement, depuis le début de l’année 2015, la hausse de la mortalité routière s’établit à 3,8% sur les sept premiers mois. « Elle témoigne d’un relâchement des comportements sur la route, contre lequel les pouvoirs publics sont pleinement mobilisés » conclut l’ONISR. De son côté, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a rappelé  « la totale et constante mobilisation du gouvernement pour la sécurité routière, pour empêcher ces drames de la route qui sont inacceptables ».
 
Dans tous les cas, avec l’arrivée des grands retours de vacances qui se profilent, restez vigilants, prenez du repos et ne roulez pas trop vite. Quant à l’alcool, attendez d’être arrivés à bon port pour déguster en famille un petit apéritif. 

​Les conseils de la sécurité routière

Avec l’âge, des altérations physiologiques apparaissent inéluctablement. Ces changements, qui portent essentiellement sur la vision, l’ouïe et la motricité, modifient progressivement l’aptitude à la conduite.

Diminution de l’acuité visuelle (baisse de la vision de près et de la vision de loin ; temps d’accommodation plus long entre la vision de près et la vision de loin ; altération de la perception de la luminosité, des contrastes et des couleurs et rétrécissement du champ visuel).

Diminution de la résistance à l’éblouissement : le temps de récupération d’un œil ébloui augmente avec l’âge. Quand il faut 10 secondes à 25 ans, cela peut mettre jusqu’à 2 minutes chez les plus de 40 ans.

Affaiblissement de la qualité de l’audition : discerner les sons et localiser leur origine est plus difficile.

Diminution des réflexes : le temps de réaction est plus long.
 
Adapter son comportement

Avec un minimum d’organisation et une bonne hygiène de vie, il est possible de pallier les déficiences et d’adapter son comportement à ses facultés de conduite.

Veillez à votre état de santé

Ayez une pleine conscience de vos capacités. Consultez régulièrement votre médecin généraliste, mais aussi, si nécessaire, un ophtalmologiste. Faites tester votre vue, votre ouïe et vos réflexes.

Sachez remettre en question votre capacité de conduite : les incidents à répétition peuvent être le signe annonciateur d’un accident plus grave. N’hésitez pas à prendre l’avis de votre entourage.

Prenez garde aux médicaments incompatibles avec la conduite, et dont l’emballage porte le symbole ci-contre.
Évitez les sucreries, les aliments riches en graisse et la consommation d’alcool.

Évitez les longs parcours et les heures de pointe, planifiez vos trajets à l’avance.

Les soucis et le stress gênent la concentration sur la route. S’il le faut, préférez le train à la voiture.

La fatigue et le manque de sommeil sont un risque réel. En cas de somnolence, faites une pause d’au moins quinze minutes dès les premiers signes. 


Publié le Mardi 18 Août 2015 dans la rubrique Transports | Lu 969 fois