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Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline de Sture Dahlström : un hommage irrévérencieux


Depuis Süskind, et Villeret, on connaissait à quel point l’inattendue contrebasse était source d’inspiration. Dahlström en propose un nouvel usage : celui de passeur de frontière pour candidat à l’exil. Pas n’importe quel candidat car il s’agit de Louis-Ferdinand Céline…
Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline de Sture Dahlström : un hommage irrévérencieux

« Un lecteur m’écrit que je suis ce qui est arrivé de plus salutaire à la littérature suédoise de ce dernier demi siècle…que j’ai injecté un sang neuf à la prose… (…) j’ai choisi la comédie noire plutôt que le drame ou la tragédie, repousser ses limites convient à mon petit cercle de lecteurs fidèles, peut-être se reconnaissent-ils dans ce que j’écris, je suis cent pour cent suédois, j’écris pour moi-même et donc sur tous les suédois, je représente une part de l’âme suédoise qui fait rarement entendre sa voix ». Ce talent est démontré dans ce recueil de nouvelles.

Subversifs, révoltés, violents les deux auteurs ne pouvaient que se rencontrer, chacun « au contact d’une littérature à base de nitroglycérine et de TNT ». L’hommage au génial mais controversé Céline est imaginatif, drôle, ironique et irrévérencieux. En tant qu’écrivain, pour le suédois « la question était de savoir comment diable ce français s’y prenait pour faire de ses pages de véritables êtres vivants ».

En épigone de la beat generation, Sture Dahlström annonce clairement : « j’ai jeté aux ordures les lunettes d’aveugle civique… allez vous faire foutre, tous autant que vous êtes … laissez nous vivre notre vie en paix … nous n’avons pas besoin de vous… Pause pipi… »

Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline
Sture Dahlström
(traduit du suédois par Martine Desbureaux)
Ed. Le serpent à plumes
163 pages
17.90 euros


Publié le Mardi 12 Décembre 2006 dans la rubrique Culture | Lu 1129 fois