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Japon - Le système de retraites face à une crise financière et des rumeurs de corruption


Depuis que l’agence de sécurité sociale japonaise a pris directement en charge la collecte des cotisations du système de retraite, ses créances ont augmenté d’environ 1,5 milliards d’euros. Elle doit désormais faire face à une crise financière sérieuse. Le système de retraite japonais est révisé tous les cinq ans ; la prochaine étant prévu en 2004. Le gouvernement décide alors du montant des cotisations en fonction des estimations démographiques, plus précisément du ratio actifs/retraités, pour les cinq années suivantes. Actuellement, les travailleurs doivent cotiser à hauteur de 13,5 % de leur revenu annuel. Lors de la dernière révision en 2000, le ministère du Travail et des affaires sociales avait annoncé une hausse des cotisations jusqu’à 19,8 % d’ici 2025 afin d’assurer la survie du système. Depuis ces projections sont considérées comme trop optimistes, et ce même ministère évalue la hausse nécessaire à 22,4 %, voire 25 % si le taux de natalité continue à décroître. Les dernières dispositions d’avril 2002 fixaient à 70 ans l’âge d’admissibilité pour bénéficier d’une retraite à taux plein. La plupart des entreprises japonaises continuent cependant à proposer la retraite à 60 ans, avec une pension partielle. La presse japonaise s’inquiète de l’immobilisme et du manque d’imagination des autorités : « les bureaucrates n’ont pas l’air de réaliser à quel point le problème est sérieux. Ils pensent qu’ils pourront résoudre le problème simplement en augmentant l’âge de la retraite et en diminuant les pensions » expliquait le quotidien en ligne Japan Today récemment, relayant également de nombreuses rumeurs de corruption au sein du ministère.


Publié le Mardi 26 Août 2003 dans la rubrique Retraite | Lu 557 fois