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Senior Actu

Japon - Deux marchés à étudier de près par les investisseurs étrangers


Dans son dernier numéro (automne 2003), le magazine de l’organisation du Commerce extérieur japonais en France aborde la promotion par le Japon des investissements étrangers dans le pays. Quatre secteurs principaux sont étudiés : l’éco-business, les technologies de l’information, les biotechnologies et les seniors. Compte tenu de l’évolution de la population japonaise vieillissante, ces deux derniers marchés devraient être particulièrement porteurs pour les investisseurs extérieurs. Selon le magazine « Jetro », ces secteurs devraient connaître de réels potentiels de développement à court et moyen terme.

On le sait déjà, l’espérance de vie au Japon est l’une des plus élevée du monde. Les plus de 65 ans représentent presque 19% de la population totale et ce chiffre approchera les 30% d’ici 2025. Cette population vieillit cinq fois plus vite que la population française et trois fois plus vite qu’au Etats-Unis. Selon de récentes études menées par des instituts de recherche privés, la demande en service à domicile et en soins médicaux devrait augmenter de 30 milliards d’euros dans les cinq prochaines années. Ce secteur, en passe de dérégulation -la gestion des institutions médicales a été ouverte au secteur privé, par exemple- par le gouvernement devrait offrir aux entreprises étrangères de fortes opportunités d’investissement. Les retraités japonais d’aujourd’hui, contrairement à leurs aînés, disposent de revenus confortables. 80 à 90% des personnes âgées vivent encore sans assistance particulière. Ils sont prêts à dépenser, notamment en services et soins médicaux. Ce marché, dont il ne faut pas négliger la clientèle, devrait donc connaître un très fort potentiel de croissance.

En ce qui concerne le marché japonais des biotechnologies, celui était évalué à 12.5 milliards d’euro en 2001 selon le Jetro, soit le deuxième du monde derrière le marché américain. Depuis 2001 de nombreux groupes pharmaceutiques étrangers auraient déjà investi au Japon, les laboratoires japonais n’opposant apparemment pas de résistance particulière aux laboratoires étrangers. Là encore, le gouvernement est intervenu en accordant différents types d’aides soutenant la recherche et développement. L’objectif étant d’obtenir le plus rapidement possible des médicaments efficaces à des prix raisonnables. Deux segments semblent particulièrement prometteurs pour les entreprises étrangères ayant déjà une connaissance des marchés internationaux : la médecine régénérative –réparation des organes humains endommagés et les « alicaments », produits alimentaires de santé, reconnus pour leurs effets bénéfiques. Début 2003, 332 produits de ce type avaient déjà été acceptés.

Le succès de certaines sociétés étrangères implantées au Japon, dépassant parfois les réussites des sociétés japonaises dans leurs propre pays, devrait inciter les investisseurs étrangers à étudier de près les opportunités des ces marchés potentiels.

Le Jetro (Japan External Trade Organization), a été crée en 1958 afin de favoriser le développement des relations économiques entre le Japon et le reste du monde. C’est un organisme semi-public à but non lucratif sous la tutelle du ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI). Son siège se trouve à Tokyo où il possède par ailleurs 38 bureaux. Il est présent à l’étranger grâce à son réseau de 80 délégations. Après avoir participé au redressement de la balance commerciale japonaise, sa vocation est maintenant de promouvoir les investissements étrangers au Japon, de développer la coopération industrielle entre les régions, d’encourager les échanges technologiques et commerciaux et de diffuser des informations économiques.



Publié le Jeudi 27 Novembre 2003 dans la rubrique Finances | Lu 768 fois