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Infarctus : la prise en charge pourrait encore être améliorée, estime la HAS

La Haute Autorité de Santé (HAS) et les professionnels de santé concernés viennent de présenter un bilan du programme d’amélioration de la prise en charge de l’infarctus du myocarde lancé en 2007 : pour eux, il est indispensable de « poursuivre les efforts engagés », car en France, chaque année 100.000 personnes sont atteintes d’infarctus du myocarde. Bien que la mortalité ait fortement diminué en dix ans, près de 13% des patients pris en charge en décèdent au cours de la première année.


Un enjeu : réduire les récidives, les complications cardiovasculaires et la mortalité par infarctus du myocarde
En France, l’amélioration de la prise en charge de l’infarctus du myocarde -qui frappe quelques 100.000 personnes chaque année- a permis de réduire de moitié, en dix ans, la mortalité due à cette maladie. Toutefois, la proportion des personnes qui en décèdent est encore trop élevée, avec 13% des patients pris en charge qui meurent lors de la première année, dont 7% à la phase aiguë.

« Poursuivre l’amélioration des pratiques à chaque étape de la prise en charge, depuis l’appel au 15 jusqu’à la prévention secondaire après la sortie de l’hôpital, doit permettre d’améliorer la qualité de vie, de diminuer les récidives et les complications cardiovasculaires telles que l’accident vasculaire cérébral, et d’augmenter les chances de survie du patient » estime la HAS dans son communiqué.

Des priorités d’amélioration fondées sur des chiffres repères
- Favoriser l’entrée des patients dans le parcours optimal par l’appel direct du SAMU (15) car seul un quart des infarctus du myocarde bénéficie du parcours optimal recommandé : appel du 15 (SAMU) et transfert direct en cardiologie interventionnelle.
- Développer le suivi partagé des pratiques au long du parcours du patient (observatoire, enquête, registre de pratiques....) car cela permet notamment d'améliorer jusqu'à plus de 90% le taux de reperfusion des infarctus.
- Evaluer et optimiser le traitement médicamenteux, car environ 30% des patients avec infarctus du myocarde, en particulier s’ils sont âgés, ne bénéficieraient pas de l’ensemble des prescriptions recommandées.
- Dépister et prendre en charge le diabète et le tabagisme qui concerneraient chacun jusqu’à 40% des patients avec infarctus.
- Améliorer le contrôle des facteurs de risque des patients en post-infarctus du myocarde, car les programmes de réadaptation et d’éducation thérapeutique réduisent la mortalité et les récidives.

Des professionnels de santé mobilités
A l’initiative de la HAS, un groupe de coopération réunit les professionnels de santé en charge de l’infarctus du myocarde : médecins urgentistes des Samu et des services d’urgences, cardiologues hospitaliers et libéraux, médecins généralistes, infirmiers…

Le groupe de coopération réunissant les différents acteurs du parcours de soins a défini trente indicateurs de pratique clinique afin de suivre et de mesurer l’évolution des pratiques et la qualité des soins pour chacune de ces étapes :
- de la douleur à la reperfusion ;
- de la reperfusion à la sortie de l’hôpital ;
- le suivi postinfarctus après la sortie de l’hôpital.


Publié le Lundi 6 Avril 2009 dans la rubrique Santé | Lu 7652 fois