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Incontinence urinaire : le point avec l'hôpital Saint-Joseph à Paris

A l’occasion de la semaine de la continence urinaire, qui se tient en ce moment même en France, le groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (14ème) rappelle qu’il offre aux patients une prise en charge pluridisciplinaire et complète encore peu répandue en France. Explications.


Incontinence urinaire : le point avec l'hôpital Saint-Joseph à Paris
On en parle peu mais près de quatre millions de Français, quel que soit leur âge et leur sexe, souffrent de troubles de la continence urinaire et/ou anale. Véritable tabou de société et enjeu de santé publique, ces pathologies peuvent conduire à l’isolement voire même à la dépression si elles ne sont pas correctement dépistées et soignées.
 
Avant d’aller plus loin, précisons qu’il existe deux formes d’incontinence urinaire qui peuvent parfois être associées : l’incontinence d’effort (perte d’urine en toussant ou éternuant, dans le cadre d’une pratique sportive, en marchant, …) et l’incontinence par impériosité (fuites immédiatement suivies d’une envie urgente et non contrôlable). Autre forme d’incontinence, l’incontinence anale (émission involontaire de gaz ou de selles à l’occasion d’efforts physiques ou de toux).
 
Les causes de l’incontinence sont variées (grossesse pour les femmes, pathologies prostatiques pour les hommes, troubles neurologiques, …) et les symptômes souvent associés à des douleurs périnéales : il convient donc d’avoir une approche complète afin de faire un diagnostic de l’ensemble des troubles de la statique pelvienne.
 
1/ Bilan : après une première consultation d’un urologue ou gynécologue, le patient est pris en charge pour un bilan pré-thérapeutique qui consiste en des examens cliniques et explorations adaptées à chaque cas. L’imagerie se révèle de plus en plus utilisée.
 
Une prise en charge thérapeutique par la rééducation en première intention. Le groupe hospitalier a mis en place une collaboration entre les équipes médicales de proctologie de l’Institut Léopold Bellan, de gynécologie, d’urologie, de gastro-entérologie, de chirurgie digestive et de radiologie. Réunies chaque mois, ces équipes décident ensemble du programme de soins le plus adapté : médicamenteux et/ou rééducatif ou chirurgical.
 
2/ Rééducation : tout patient en rééducation pour trouble urinaire, anale ou pelvi-périnéale, est vu par un rééducateur pour établir un bilan initial de rééducation et se voir prescrire des séances sur ordonnance (environ 10 à 20 séances de 30 min chacune). Pour une rééducation efficace, la proximité géographique avec le domicile ou le lieu de travail est la condition sine qua non.
 
La méthode : associer rééducation physique et comportementale pour une participation active du
patient et une meilleure efficience des soins. Les techniques utilisées : biofeedback pour le renforcement musculaire et/ou l’électrostimulation fonctionnelle en position allongée et/ou debout.
Et au cas par cas : la chirurgie
 
3/ Traitement chirurgical : grâce aux techniques mini-invasives sous coelioscopie et robot assistée.
Parmi les techniques les plus innovantes pratiquées par les équipes du GHPSJ : La neuromodulation sacrée, une technique innovante de l’incontinence urinaire/anale. Cette intervention consiste à implanter, sous la peau, une électrode visant à stimuler, par impulsion électrique de faible intensité, les nerfs sacrés qui commandent le muscle du pelvis et du périnée. L’électrode est reliée à un neuro-stimulateur de petite taille semblable à un pacemaker placé également sous la peau. Cette technique est de plus en plus utilisée pour l’incontinence anale au vu de ses résultats : deux-tiers des patients implantés ont une nette amélioration des symptômes.
 
Le GHPSJ s’est également doté d’un robot équipé d’un simulateur chirurgical 3D-HD qui permet de réaliser une chirurgie « single site » (une seule incision).
 
Pour les patients, ces techniques de chirurgie mini-invasives présentent de nombreux avantages : risque infectieux réduits ; diminution des saignements opératoires ; durées d’hospitalisation et de convalescence raccourcies et suites opératoires simples.


Publié le Mercredi 23 Mars 2016 dans la rubrique Santé | Lu 1268 fois