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Implantation d’une valve aortique par voie percutanée : une solution non chirurgicale avantageuse pour les personnes âgées

En l’espace de deux mois, trois implantations d’une valve aortique par voie percutanée ont été réalisées en France. Une première en juin à Paris et deux autres sur des octogénaires cette semaine à la Clinique Pasteur de Toulouse (Haute-Garonne). Cette solution non chirurgicale, utilisée dans le traitement du rétrécissement aortique calcifié serré chez un patient symptomatique, s’avère intéressante pour les malades jugés inopérables, notamment les personnes âgées, qui ne peuvent plus subir d’opération à cœur ouvert.


Après un premier cas traité aux USA il y a trois ans, la technique de remplacement par voie percutanée d’une valve aortique par le système Corevalve Revalving s’est développée en Europe du Nord et en Amérique du Nord. A ce jour, plus de 200 patients ont été soignés.

En France, la première implantation de ce type a eu lieu le 19 juin dernier à l’hôpital public La Pitié Salpêtrière de Paris (quelques jours après l’obtention par Corevalve du marquage CE pour cette valve) avec les professeurs Gandjbakhch et Pavie de l’hôpital et le Dr Laborde, cardiologue à Clinique Pasteur, à l’origine de cette méthode d’avant-garde.

Puis le développement de cette technique a débuté à la Clinique Pasteur de Toulouse ce mercredi 11 juillet 2007. Deux patients, une femme de 81 ans et un homme de 86 ans, ont été traités avec succès par les équipes de chirurgiens et de cardiologues de l’établissement.

Les patients qui bénéficient de l‘implantation d’une valve aortique par voie percutanée sont ceux jugés inopérables ou à hauts risques chirurgicales. Ce sont notamment des sujets âgés et atteints de pathologies complexes et multiples. Cette nouvelle technique non chirurgicale évite effectivement la chirurgie à coeur ouvert. Plus concrètement, un cathéter permet l'acheminement de la valve par le biais de l’artère fémorale.

La coopération entre le Clinique Pasteur et La Pitié Salpêtrière marque le début d’une participation active avec d’autres centres pour faire évoluer cette technique. Aujourd’hui en France, seulement quelques d’établissements, reconnus pour leurs compétences et leurs expertises de très haut niveau technique, ont été retenus, sous la tutelle de la Haute Autorité de Santé, pour développer cette méthode.


Publié le Jeudi 12 Juillet 2007 dans la rubrique Santé | Lu 10655 fois