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Bien-être

Ile-de-France : quid de l’impact de la pollution sur la santé ?


Pour les habitants, pour les cyclistes, quel impact de la pollution sur la santé ? Neuf villes françaises, dont Paris, ont été étudiées lors du projet Aphekom pour évaluer l'impact sanitaire et économique de la pollution atmosphérique.


Ces villes représentent douze millions d'habitants dont 6,5 millions dans la zone de Paris.

La qualité de l'air a été estimée à partir de la mesure des niveaux moyens de particules et d'ozone pendant la période 2004-2006, grâce aux données des Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air comme Airparif pour l'Île-de-France.

Ces villes présentaient des valeurs supérieures aux valeurs guides de l'Organisation mondiale de la santé pour ces polluants. Notamment pour les particules PM2,5, avec un niveau variant de 14 à 20 µg/m3 selon la ville pour une valeur guide de l'OMS à 10 µg/m3. L'étude a notamment montré que, si cette valeur guide était respectée, l'espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville.

Airparif constate pour sa part que deux à trois millions d'habitants sont exposés chaque année à des niveaux de particules insatisfaisants en Île-de-France, notamment près des axes majeurs et dans le coeur de l'agglomération.

Les bénéfices et les risques de la pratique du vélo
Faire du vélo est bon pour la santé. C'est la conclusion de l'Observatoire régional de santé Île-de-France qui a publié une étude sur les bénéfices et risques sanitaires liés à la pratique du vélo dans la région, à l'horizon 2020. Ainsi les bénéfices sur la santé sont bien supérieurs aux risques induits. Néanmoins, l'étude montre aussi que le risque d'exposition à la pollution atmosphérique des cyclistes est plus élevé que le risque d'accidentologie.

D'autre part, faire du vélo est bon pour l'environnement. En effet, « toute baisse des kilomètres parcourus en voiture au profit du vélo est bénéfique pour la qualité de l'air », comme l'a souligné Airparif dans cette étude.

On peut rappeler qu'à vélo, il vaut mieux s'éloigner des voies de circulation. Quelques mètres de distance suffisent à améliorer notablement la qualité de l'air. Airparif l'a observé lors de mesures antérieures de l'exposition du cycliste.

Entre l'automobiliste, le cycliste et le piéton, c'est le premier qui est soumis aux niveaux de pollution les plus élevés.
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Publié le Jeudi 27 Septembre 2012




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