Après le mythe du progrès vient le temps de la jouissance et de l’immédiateté. L’émotion remplace la raison, l’individu (fût-il regroupé en tribu) le collectif. De la croyance en la modernité nous passons à l’adoration des idolâtries postmodernes.
Il écrit : « le plaisir d’être est certainement, la catégorie essentielle des mythologies postmodernes et des icônes qui les expriment ». « Ici et maintenant » régit notre société. L’auteur, sarcastiquement démontre et démonte ce qui la fonde. Il se garde bien d’en porter un jugement de valeur mais donne une signification, sinon un sens, à ce qui crée à travers nos habitudes et notre environnement, un nouveau « contrat social ».
C’est brillant, c’est mordant, vaguement nostalgique, souvent drôle, toujours intelligent. Bref, c’est clair : il est cool ce bouquin, trop sympa même, chébran de chébran. Postmoderne.
Iconologies
Michel Maffesoli
Editions Albin Michel
243 pages
18 euros