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Hauts-de-Seine : le dépistage du cancer du sein reste trop faible…

Selon une récente étude réalisée par l’Assurance Maladie des Hauts-de-Seine, le dépistage du cancer du sein dans le département du 92 (près de Paris) reste trop faible… En tout, 72.000 femmes âgées de 50 à 74 ans ne participent pas… Pourquoi ?


Hauts-de-Seine : le dépistage du cancer du sein reste trop faible…
Le cancer du sein est à la fois le cancer plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme en France. Ainsi, mathématiquement, une femme sur huit y sera confrontée au cours de sa vie. Pourtant, s’il est détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans une très large majorité des cas (neuf cas sur dix).
 
C’est pourquoi l’Assurance Maladie préconise une mammographie tous les deux ans, prise en charge à 100% pour les femmes de 50 à 74 ans dans le cadre du programme de dépistage organisé. Or, une étude réalisée en février 2015 par la CPAM démontre que parmi les 173.928 femmes concernées par le dispositif dans les Hauts-de-Seine, 71.988 d’entre elles n’ont eu aucun dépistage au cours des deux dernières années, organisé ou individuel. Soit tout de même 41% !
 
Pourquoi ? Selon cette étude, le taux de participation au dépistage varierait en fonction de certains critères, dont  par exemple, le niveau de vie et son corollaire, la commune de résidence. Ainsi, parmi les femmes non dépistées, 4,6% bénéficient de la couverture complémentaire de la CMU contre 2,7% parmi les autres. On observe les mêmes variations selon que les femmes bénéficient ou non d’un suivi médical régulier, en particulier gynécologique, ou qui ont ou pas un accès à l’information de l’Assurance Maladie sur ce thème, via, notamment un compte AMELI.
 
Pour les campagnes de communication de l’Assurance Maladie, le canal courriel (email) est celui qui fonctionne le mieux, comparativement à l’envoi de messages via les SMS : parmi les femmes dépistées, un tiers a renseigné son adresse électronique. Elles ne sont  que 23% parmi les autres.
 
En conclusion, il ressort que : plus l’assurée est âgée, non exonérée au titre de l’ALD, d’un milieu social aisé, ayant un compte AMELI et bien suivie d’un point de vue médical… Plus la participation au dépistage du cancer du sein est favorisée.
 
Rappelons que le programme national du dépistage organisé du cancer du sein, avec sa prise en charge à 100% des frais de radiologie, a été conçu pour proposer à toutes les femmes un même accès à la prévention et à la qualité des soins. Clairement, cet objectif n’est pas atteint dans les Hauts-de-Seine, mais ce département n’est pas le seul dans ce cas. 


Publié le Mercredi 27 Mai 2015 dans la rubrique Santé | Lu 1011 fois