Concrètement, des chambres mitoyennes mais non communicantes -pour laisser du répit au parent âgé- ont été aménagées. L'intérêt de la démarche est double : éviter de rompre un lien, parfois fusionnel entre les intéressés, et intégrer la personne handicapée dans un véritable lieu de vie grâce à une active politique d'animation. Doté d'une psychologue, ce foyer de vie cherche à pousser l'autonomie le plus loin possible. « Après le décès du premier parent, on aide le second à réorganiser sa vie. C'est le moment de préparer la seconde rupture, celle qui surviendra quand l'enfant se retrouvera seul », explique dans Ouest-France Martine Buhan, directrice de l’établissement.
En Vendée, un autre lieu d’hébergement d’une trentaine d’appartements, baptisé la Maison Marie-Claude Mignet*, situé aux Herbiers, accueille également depuis fin 2007, les personnes handicapées et leurs parents âgés. Au total, quinze familles peuvent loger dans les appartements de cette résidence.
Afin que les familles se sentent « comme à la maison », ce projet initié par le Conseil général de Vendée et géré par l’association Handi-Espoir, répond à trois principes chers à l’association et au département : l’accueil familial, le respect de chacun et l’autonomie de chacune des familles et de leur enfant. « En leur laissant choisir leur studio, en leur permettant de venir avec leur animal de compagnie ou en leur laissant le soin de s’occuper eux-mêmes de leur linge, les familles ont vraiment le sentiment d’être chez elles. La vie de famille est préservée puisque les parents et les enfants peuvent garder leur autonomie » remarque un article publié sur le site Internet du département. Quant au prix, précise le quotidien le Télégramme, il est « équivalent à celui d’un foyer d’accueil pour handicapés ou pour personnes âgées ».
*Marie-Claude Mignet a consacré sa vie aux personnes handicapées