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Grease : la comédie musicale démarre le 8 octobre prochain à Paris au Théâtre Comedia

Maurice Molina et MC Productions présentent à partir du 8 octobre prochain à Paris, au Théâtre Comedia, leur nouvelle comédie musicale : Grease, les amours tumultueuses entre Danny, leader de la bande des T.Birds, et Sandy, jeune étudiante douce et romantique, ont fait le tour du monde. Spectacle culte à Broadway, Grease est devenu un succès planétaire avec le film interprété par John Travolta et Olivia Newton-John. Les chansons You’re the one that I want et Summer Nights sont encore dans toutes les oreilles.


Toujours à l’affiche à New York et à Londres, Grease est enfin créé à Paris dans une adaptation française inédite signée Stéphane Laporte (Le Roi Lion) et mise en scène par Jeanne Deschaux et Olivier Bénézech (Un Violon sur le Toit).

Basée sur le thème de la culture des années 50 dans les lycées américains, Grease raconte sur fond de rock’n’roll et de boogie-woogie une histoire d’amour universelle dans laquelle quiconque peut se reconnaître à n’importe quel moment de sa vie.

Trente artistes et musiciens font revivre sur scène le musical de toute une génération dans un spectacle trépidant, plein d’énergie et de joie de vivre. On y retrouve sans exception toutes les chansons les plus célèbres de la pièce et du film, dont les plus connues conservées en version originale. Grease marque également le retour à la comédie musicale de Cécilia Cara, l’inoubliable héroïne de Roméo et Juliette, dans le rôle de la jeune et jolie Sandy.
Grease : la comédie musicale démarre le 8 octobre prochain à Paris au Théâtre Comedia

Grease : l’histoire…

A la fin de l’été 1958, Danny et Sandy, tombés amoureux l’un de l’autre pendant les vacances, sont contraints de se séparer pour retourner sur les bancs du lycée. Danny est le chef des T. Birds, une bande de copains gominés et portant des blousons noirs, tandis que Sandy est une jeune et naïve étudiante australienne qui doit rentrer au pays.

Mais le hasard fait que Sandy reste en Amérique et qu’elle fréquente le lycée Rydell, le même que celui où étudie Danny. Chacun dans l’ignorance de la présence de l’autre, ils racontent à leurs amis respectifs leur aventure amoureuse, avec une certaine nostalgie. Les deux tourtereaux finissent par se retrouver et, bien que leurs personnalités soient radicalement opposées, décident de reprendre leur relation.

La rentrée des classes va donc prendre une tournure inattendue, d’autant que Sandy rejoint les rangs des insolentes Pink Ladies et que la rivalité entre les T. Birds et le gang des Scorpions est à son comble…

Grease : la comédie musicale démarre le 8 octobre prochain à Paris au Théâtre Comedia

A propos de Grease

Les co-créateurs, Jim Jacobs et Warren Casey, tous deux acteurs, auteurs compositeurs et scénaristes, étaient des amis de longue date avant de collaborer sur Grease. C’est au cours d’une soirée passée à boire de la bière qu’ils en eurent l’idée. Jacobs et Casey trouvèrent amusant d’imaginer un nouveau genre de comédie musicale sur une musique des années 50 avec des personnages issus de l’âge d’or du rock’n’roll.

Ils testèrent leur projet dans un théâtre expérimental miteux de Chicago. Malgré des représentations approximatives avec une troupe totalement amateur, le bouche à oreille se mit à fonctionner miraculeusement. Contre l’avis de leurs amis, mais sur les conseils de jeunes producteurs de Broadway, Ken Waissman et Maxine Fox, Casey et Jones décidèrent alors de venir tenter leur chance à New York.

Un an plus tard, en 1972, Grease débutait à l’Eden Théâtre, situé off Broadway. Malgré un excellent accueil du public, les premières critiques furent plutôt tièdes. Mais grâce à 7 nominations aux Tony Awards, la plus importante récompense annuelle pour le théâtre (y compris les comédies musicales) aux Etats-Unis, le spectacle déménagea à Broadway pour y faire un triomphe. En 1978, le film de Randal Kleiser avec John Travolta et Olivia Newton-John lui donna définitivement ses lettres de noblesses en remportant l’un des plus grands succès de tous les temps pour un film musical, avec des chansons devenues immortelles sur tous les continents.

Grease représente encore aujourd’hui l’une des plus extraordinaires « success story » de ces dernières décades.

Grease : la comédie musicale démarre le 8 octobre prochain à Paris au Théâtre Comedia

Les années 50 : la jeunesse américaine prend la rock’ n’ roll attitude !

« Elvis Presley est la plus grande force culturelle du XXème siècle. Il a introduit le BEAT (rythme, battement) dans tout et tout a changé, la musique, le langage, les vêtements : c’est une véritable révolution sociale, les années 60 en sont issues. A cause de lui, quelque qu’un comme moi reconnaît à peine sa grammaire musicale » Leonard Bernstein

Pendant les quinze années qui suivirent la Seconde guerre mondiale, les Etats-Unis enregistrèrent une croissance économique phénoménale. La fin du conflit avait ramené le retour de la prospérité en Amérique du Nord, et les USA étaient sans conteste la nation la plus riche du monde.

Mais cette opulence a rapidement montré ses propres limites : la société américaine fut envahie par le conformisme. Pendant la guerre, les femmes furent obligées de prendre la place des hommes. Dès 1945 les modèles traditionnels reprirent leurs droits : l’homme est censé être le soutien de famille, les femmes, même quand elles travaillent, sont vite remises à leur place par l’oligarchie masculine. De nouvelles villes, bâties avec des maisons toutes identiques mais au confort ménager haut de gamme, fleurissent en pleine campagne. Cette société nouvelle, où chacun était « dirigé par autrui », assurait une stabilité mais conduisait à un conformisme ennuyeux et puritain.

Naturellement tous les Américains ne se contentèrent pas de ces normes culturelles. Un certain nombre d’écrivains, de peintres se révoltèrent contre les valeurs traditionnelles : au nom d’un refus des modèles imposés, ils revendiquèrent l’intuition plus que la raison, un rejet des morales imposées par les religions traditionnelles.

Les jeunes « Rockers » ont remis en question les modèles de la respectabilité et ont choqué le monde politique et culturel. Ainsi Frank Sinatra déclare en 1956 : « Le Rock’n roll est bidon et sonne faux. Il est chanté, joué et écrit par des crétins débiles, qui utilisent des répétitions presque imbéciles, et impudiques, lubriques, basses, aux paroles salaces… Il trouve le moyen d’être la musique martiale de tous les délinquants à rouflaquettes de la terre ».

Leur démarche montre un sentiment de liberté. Déjà à la fin des années 40, Jack Kerouac avait dactylographié sur un rouleau de papier de soixante-quinze mètres de long son célèbre roman, « Sur la route ». Avec un souverain mépris pour la ponctuation et le découpage traditionnel du texte en paragraphes, l’écrivain y exaltait la vie libre.

Le poète Allen Ginsberg se tailla une réputation similaire avec ses écrits sulfureux, critiques cinglantes de la civilisation moderne et mécanisée, et revendiquant une totale liberté de choix sexuels. Des peintres comme Jackson Pollock, faisant fi du chevalet, peignaient à même le sol de gigantesques toiles qu’ils éclaboussaient de couleur, de sable et d’autres matériaux.

Les musiciens se révoltèrent eux aussi. Un certain chanteur du Tennessee, Elvis Presley, popularisa la musique des Noirs par le biais du Rock and Roll et choqua les Américains conservateurs avec sa coiffure « banane » lestée de litres de brillantine, et ses déhanchements provocants. Par ailleurs, il montra, avec d’autres chanteurs de rock, qu’il y avait un public blanc pour la musique noire, portant ainsi témoignage d’une assimilation culturelle croissante.

Tous ces artistes et écrivains, quel que fût leur moyen d’expression, fournirent des modèles à la révolution sociale plus profonde et plus vaste des années 1960. Dés 1956 ils devinrent un modèle pour une partie de la jeunesse américaine : c’est cette génération que les auteurs de Grease décidèrent de mettre en scène à New York en 1972, en pleine guerre du Viêt-Nam.

Grease : quelques petites choses à savoir…

• La première de Grease à New-York eut lieu le 14 février 1972 à l’Eden Théâtre situé sur la Seconde Avenue.
• Grease déménagea ensuite au Broadhurst Theatre, puis au Royale Theatre, pour terminer au Majestic Theatre une série record de 3 388 représentations à Broadway.
• Le film est sorti six ans plus tard aux Etats-Unis le 13 juin 1978. La sortie française a suivie le 3 octobre de la même année.
• Le réalisateur du film, Randal Kleiser, détestait la chanson You’re The One That I Want qu’il jugeait « sonner horriblement ».
• N° 1 un peu partout dans le monde, You’re The One That I Want reste l’un des singles les plus vendus en France avec près de 2 millions d’exemplaires.
• Olivia Newton-John était une chanteuse déjà célèbre avant le film, mais elle n’avait jamais été classée numéro 1 des ventes.
• Henry Winkler, alias Fonzie dans la série télévisée Happy Days, était au départ pressenti pour incarner le personnage de Danny. Ce dernier préféra refuser ce rôle qui fut finalement attribué à Travolta.
• Richard Gere était totalement inconnu en 1973 quand il vint à Londres pour jouer le personnage de Danny Zuko. Il avait répété le rôle à Broadway.
• Brooke Shields a tenu le rôle de Rizzo en tournée américaine en 1994 avant de faire partie de la distribution à Broadway.
• Le budget de la production française de Grease se place derrière celui du Roi Lion à Paris.


Publié le Lundi 6 Octobre 2008 dans la rubrique Culture | Lu 16144 fois