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Génération Proches dans les Pays de la Loire : répit vacances (Partie 5)

« Ils », c’est qui ? Le couple Arrivé, c’est son nom, pour commencer. Lui, Raymond de son prénom, 81 ans, ancien ouvrier métallo et chef de chantier pour France Télécom, s’occupe de sa femme Alice, 83 ans, ancienne couturière, qui a développé depuis des années une sclérose en plaques, accompagnée de brusques sautes d’humeur.


Ou bien Madame P. dont le mari est Parkinsonien et qui a emmené sa belle-soeur dans cette villégiature vendéenne.
 
Ou encore T., qui s’occupe à l’année de sa maman de 72 ans, ainsi que de ses deux tantes, âgées respectivement de 73 et 86 ans.
 
Pendant quelques jours, il aura pu se reposer et se faire des amis avec les autres pensionnaires. Pas moins d’une petite trentaine de personnes en goguette, tous d’un âge plutôt avancé et toutes pathologies confondues.
 
Certains vont en fauteuil roulant, d’autres pas. Des couples maris et femmes pour la plupart, mais aussi quelques parents avec leurs enfants adultes. «Ici, il n’y a plus d’aidants ni d’aidés, note Stéphanie, responsable associative. Juste des personnes qui aiment les vacances, le soleil et manger une crêpe».
 
Un moment d’évasion partagé pour se ressourcer, les vacances

Organiser les vacances, c’est un casse-tête quand on part avec un proche malade. Il faut trouver des locaux adaptés, des voisins bienveillants, parfois des soins à proximité. Mais, à la clé, c’est le moment de l'année où l’aidant va pouvoir souffler.
 
Les résultats sont cependant on ne peut plus explicites: pour 94% d’entre eux, les aidants ont été plus qu’heureux de s’évader. Et ils se disent quasiment unanimes à l’idée de réitérer l’expérience. Pour des raisons multiples, à commencer par le besoin de rupture avec un quotidien répétitif et monotone, et le plaisir de partager leur expérience avec d’autres aidants.
 
Dans les Pays de la Loire, les « vacances-répit » repoussent le noir

Face au poids constant de la maladie qui accable autant les aidants que les aidés, les Pays de la Loire ont saisi avec justesse la nécessité d’une rupture entre les deux camps. Pour l’aidant, cette rupture est tout sauf volée. Car il en a rudement besoin. « Les vacances offrent aux aidants un peu de légèreté, la possibilité de prendre de la distance enfin ! », nous explique un psychologue lors du séminaire d’Arcueil intitulé « Agir pour les Aidants : le Répit par les Vacances » au Printemps 2013.
 
C’est ainsi que sont nés le concept de vacances-répit – largement promu par les Pays de la Loire – et avec lui, des villages de séjours temporaires créés par Jacques Cécillon et ses équipes, où coexistent les deux populations et où l’aidé peut jouir d’un centre médico-social performant pendant que l’aidant accède à des activités de détente, des loisirs, mais surtout à la possibilité de lever le pied sur cette pénible routine.
 
Propos recueillis par Pascal Dupont, journaliste.

Génération Proches est accessible gratuitement sur l’ensemble des supports digitaux (web, smartphone, tablette) sur www.generation-proches.com. Le 6 octobre 2013, dix nouveaux chapitres viendront compléter les trois chapitres en ligne.


Publié le Lundi 16 Septembre 2013 dans la rubrique Aides à domicile | Lu 855 fois