Sommaire
Senior Actu

Franck Michael : un nouvel album, un grand concert au Palais des sports et une tournée

Franck Michael, crooner populaire aux 300 chansons et aux 20 disques d’or, s’est prêté au jeu des questions/réponses lors d’une interview réalisée en direct des studios de la radio Mona FM, organisée conjointement avec le magazine Nos Tendres et Douces Années. A cette occasion, l’artiste a pu s’est entretenir directement avec ses fans et répondre aux nombreuses questions posées par les auditeurs et les lecteurs de ces deux médias. Derrière l’artiste, un homme sensible à découvrir…


Mona fm : « Les couleurs de la vie », c’est votre nouvel album. Nouvel album signifie aussi nouvelles couleurs musicales ?
Franck Michaël : C’est vrai qu’il y a beaucoup de thèmes sur cet album. Bien entendu, il y a cette chanson que je dédie à mon père, puis il y a une chanson de Noël, une chanson en espagnol, une chanson de Salvatore Adamo et une chanson avec un peu le côté grec. Tout cela représente des couleurs différentes et dans le fond pourquoi avoir choisi ce titre ? Parce que c’était aussi des couleurs de ma vie et je pense que ça s’y prêtait bien.

Mona fm : Dans quel état d’esprit étiez-vous quand vous avez écrit cet album ? Est-ce un peu un aveu, une confession ?
F.M. : Disons que, pour la chanson Cet homme-là, c’était mon père, c’est un hommage et si vous parlez d’aveu, oui, c’est quelque chose qui a été et que j’ai vécu. Sinon il y a d’autres chansons, qui ne sont pas tellement autobiographique, même si quelquefois pour une ou deux, on pourrait le penser. Cet album est un peu la suite de ce que je fais depuis des années avec plus ou moins de couleurs différentes.

Mona fm : Il ne s’agit pas forcément d’un tournant dans votre vie... car finalement vous vous livrez un peu plus quand même ?
F.M. : Je me livre un peu plus c’est vrai, on me dit ça partout. J’ai voulu changer les couleurs, les arrangements. Les textes ne sont pas forcément recherchés, mais peut-être mieux dit. .../...
DR

DR
Mona fm : Nous avons une question de Marie-Thérèse qui habite Ferques dans le Pas-de-Calais. C’est une lectrice de Nos Tendres et Douces Années, magazine que nous connaissons bien et qui voudrait savoir : “Après plus de 30 ans de carrière, que pensez-vous de votre métier, en général ?”
F.M. : Je pense qu’après trente ans de carrière, j’ai déjà de la chance, avant tout, d’être là. Ce n’est pas toujours facile, surtout que plus les années passent, plus on doit se surpasser, toujours faire le mieux possible. Le temps a passé tellement vite… J’ai tellement fait de pays différents, je pense que les gens ne le savent pas, mais j’ai fais des dizaines de pays différents, notamment l’Italie (je suis d’origine italienne) où j’ai travaillé pendant cinq ans. Je travaille aussi en Allemagne, on pourra en parler tout à l’heure. Tout s’est écoulé vite et très bien. Comme le dirait Pierre Perret “Je bannis le mot retraite dans ce métier”.

Mona fm : Venons-en à votre nouvel album “Les couleurs de ma vie”. On vient d’écouter la chanson Mon père qui est déjà un franc succès. J’ai remarqué qu’il y avait dans cet album une chanson de Salvatore Adamo, qui s’appelle Amoureux. Pouvez-vous nous en parler ?
F.M. : Avec plaisir. En fait, il y a deux ou trois mois, je participais à une émission en Allemagne, une très grande émission où il y avait 16 000 personnes. Salvatore était parmi nous et nous avons parlé ensemble. Je lui disais que j’étais en plein enregistrement, et il me dit “Ah tiens, je crois que j’ai une chanson qui t’irait bien”. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Salvatore m’écrit une chanson. Il m’a présenté Amoureux. Nous avons pour ce titre supprimé la batterie et la basse. C’est un peu plus vocal. Il m’a appelé depuis et il m’a dit “J’adore cet arrangement et ton interprétation”.

DR
Mona fm : Autre question d’une de vos fans, c’est Michèle et Ludo de Tremblay (Ille-et-Vilaine) : “Il y a quelques temps, vous aviez émis l’idée de rassembler durant un après-midi tous les membres qui composent votre Fan-Club. Pensez-vous le faire lors de votre prochain Palais des Sports prévu en mars/avril 2007 ?”
F.M. : Je pense que c’est possible, tout reste à voir. Je sais déjà qu’il y a une date qui est complète et on va peut-être faire deux représentations le 31 mars. Nous ferons notre possible pour essayer de rassembler, dans l’après-midi, le maximum de fans afin de pouvoir parler ensemble. Je pense que ce serait intéressant.

Mona fm : À quel moment de votre vie est réellement arrivé l’appel de la musique ? Qui vous a insufflé cette envie de chanter ?
F.M. : Au départ, je jouais de l’accordéon. J’étais musicien, mais j’étais loin de vouloir chanter. Puis, quand les guitares sont arrivées, mon père m’en a payé une et j’ai commencé à gratter un peu. C’est là que j’ai également commencé à écrire quelques chansons. J’en ai présenté quelques maquettes à une maison de disques, on a signé un contrat pour un 45 tours, puis pour un album et c’est parti comme ça, tout seul. Mais j’étais loin de savoir qu’aujourd'hui je serais chez Mona fm.

Mona fm : À quel âge cela a-t-il commencé exactement ? À 13/14 ans ?
F.M. : Oui, c’est ça. J’ai commencé très tôt à jouer de l’accordéon, à l’âge de 8/9 ans. Un an auparavant déjà, je faisais du solfège, parce que je jouais de l’accordéon en connaissant la musique. Je ne jouais pas à l’oreille.

Mona fm : Vous signez aussi une très belle reprise de Tom Jones Les grilles de ma maison en français. C’est un standard déjà interprété par Dalida. Vous avez une tendresse particulière pour ce titre ?
F.M. : Oui, j’ai pris un énorme plaisir à la chanter en studio parce qu’avant tout, j’ai adoré cette chanson chantée au départ par Tom Jones bien sûr, puis par Elvis aussi. C’est vrai que le texte existait déjà, par Dalida. Je pense qu’il y a des gens qui n’ont pas bien compris cette histoire. C’est quelqu’un qui est emprisonné, comme la chanson le dit, et il rêve de partir, de rentrer chez lui, d’ouvrir les grilles de sa maison et de revoir sa maman, son papa. Ça, c’est le texte en anglais. En français, on ne parle pas du père et de la mère, mais c’est tellement beau. Il se rend compte qu’il rêve et qu’il sera entre ces quatre murs gris toute sa vie. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer. J’ai trouvé bien de la mettre sur cet album, car elle me trottait dans la tête depuis longtemps.

DR
Mona fm : Dans ce genre de ballade, vous êtes très à l’aise. On l’a remarqué avec Amoureux de Salvatore Adamo. Cette chanson est un peu country et vous aimez bien la musique country ?
F.M. : Ah oui, j’aime beaucoup la country music. Michel Mallory aurait pu écrire une chanson comme ça. J’ai préféré garder l’arrangement d’Elvis à celui de Tom Jones, car il était justement plus country.

Mona fm : Une autre question d’une lectrice de Nos Tendres Années Magazine. Brigitte Piquet de Saint-Denis d’Oléron (Vendée), qui est fan de vous depuis plus de 20 ans et qui dit “J’aime votre simplicité et votre naturel et je souhaiterais savoir, si on vous proposait de tourner dans un film, quel personnage aimeriez-vous incarner ?”
F.M. : Avant tout pour les films, je suis trop vieux ! Mais vous savez, on m’a proposé ça, il y a une quinzaine d’années, en Italie. J’ai déjà fait des romans photos. Maintenant, qu’est-ce que je pourrais bien incarner ? Je pense que dans un western, je pourrai être, non pas John Wayne, mais peut-être le shérif.

Mona fm : On va continuer à parler de la musique et des chansons de cet album exceptionnel. Votre tournée est triomphale, j’oserais même dire que c’est dans vos habitudes. Vous avez du monde dans vos concerts, il y a de l’ambiance, mais il n’y a pas qu’en France que vous tournez, il n’y a pas que dans les pays francophones, les autres pays sont aussi tombés sous le charme, je pense notamment à l’Allemagne.
F.M. : Ça fait presqu’un an maintenant que je tourne en Allemagne. Tout a commencé gentiment et au fil des jours, ça a pris de l’ampleur. J’y suis en ce moment deux à trois fois par mois. J’y retourne d’ailleurs demain pour une très grosse émission de télévision où je dois chanter trois chansons, dont Toutes les femmes sont belles, qui est actuellement n°1 là-bas.

Mona fm : C’est drôle, parce que cette chanson est sortie en France il y a longtemps.
F.M. : Il y a exactement dix ans. Elle a été reprise par un groupe allemand. Ils ont cherché l’origine de cette chanson et qui l’avait interprétée au départ. En remontant la filière par la maison de disques, il était facile d’arriver jusqu’à moi. Ils ont souhaité avoir la version originale. Ça fait entre quinze et vingt ans qu’il n’y a pas eu une chanson française n°1 en Allemagne. La Warner allemande sort à cette occasion et pour la fin de l’année, un coffret spécial avec cinquante quatre titres.

Mona fm : C’est une consécration pour vous ?
F.M. : Encore plus, c’est extraordinaire. Il y a en Allemagne un public fabuleux qui aime beaucoup la variété et la musique populaire. C’est moins formaté. Je connais pas mal d’artistes maintenant là-bas comme Anderson, Michael Sten ou Roberto Blanco. On se retrouve ensemble sur des plateaux télés fantastiques, avec des mises en scène grandioses et un public fou.

Mona fm : C’est encore de vraies variétés, comme on en faisait dans les années 70, ici en France.
F.M. : Voilà, c’est un peu ça.

Mona fm : Un peu à la manière des Carpentier, avec de grands décors ?
F.M. : Exactement, avec de grands décors et 1000 à 2000 personnes. Des plateaux immenses, des répétitions sur deux jours. C’est très réussi et je pense que c’est un peu le côté italien aussi, comme San Remo. C’est un peu ce qui nous manque en France et on ne peut que regretter des émissions comme celles de Jean-Pierre Foucault.

Mona fm : Maintenant, on va dans des émissions pour faire sa promotion. On ne va plus dans des émissions de variétés pour se faire plaisir comme avant, comme dans les N°1, où chaque artiste venait faire des duos, par exemple.
F.M. : La Star Academy prend une grande place, comme d’autres émissions du même genre. Je ne vais pas dire que je suis pour ou contre. Je le dis gentiment, mais à mon avis, on ne peut pas faire une star en deux, trois mois, c’est impossible. Moi, ça fait trente ans que je suis là et, c’est après trente ans que l’on s’aperçoit que l’on a fait du chemin mais qu’il y en a encore beaucoup à faire.

Mona fm : Marie-Alice et Jean-Claude de Mandelieu (Alpes-Maritimes) vous posent la question suivante : “Nous savons que vous êtes très timide et nous respectons cela, mais vous semblez de plus en plus distant avec votre public féminin. Que pourrions-nous faire pour vous prouver notre admiration, sans débordement, et faire que vous soyez plus décontracté ?”
F.M. : Très timide, le très est un peu de trop. Timide un peu, oui, mais il y a plein de gens comme ça. Je préfère être ainsi plutôt que d’avoir la grosse tête. Maintenant, pour se rapprocher de mon public, c’est ça la question ?

Mona fm : Oui, que peut-il faire pour que vous soyez plus décontracté ?
F.M. : Mon public est très bien comme ça. J’ai un public adorable, magnifique qui me suit depuis de longues années et qui fait le maximum. Il vient à mes spectacles, il achète mes disques aussi, bien sûr, donc pour moi la communion passe à 100%.

DR
Mona fm : Il y a un titre dans votre album sur la presse people.
F.M. : C’est un petit clin d’œil, je le dis dans la chanson. Je travaille avec Michel Jourdan depuis dix ans et il m’a proposé de faire une chanson un peu différente. Elle est simple, gentille et on fait une petite allusion à la Jet Set. Mais c’est tout à fait inoffensif et c’est gai. Je pense que l’on n’a vraiment pas attaqué fortement la presse people.

Mona fm : Justement, par rapport à la presse people, ça va beaucoup mieux du côté télé, puisqu’on a pu vous voir, il n’y a pas très longtemps, chez Gérard Dahan qui piégeait des célébrités. Il vous a fait croire que la cousine de l’animateur Arthur était dans le public.
F.M. : Ah oui, mais là, j’ai été surpris et bien piégé ! Je ne m’y attendais vraiment pas. J’étais certain d’avoir Arthur au téléphone. On a parlé longuement ensemble, sauf que ce n’était pas Arthur. Le résultat était sympathique, pas méchant et bien mené.

Mona fm : Dans Les couleurs de ma vie, il y a une référence à Noël avec une chanson plutôt agréable.
F.M. : Je n’ai effectivement pas oublié Noël. Je savais que l’album sortait au moment des fêtes de fin d’année et j’ai pensé à enregistrer cette chanson de Noël, qui est inédite. J’ai déjà chanté des chansons de Noël qui étaient des reprises comme Noël blanc, Douce nuit, Petit Papa Noël, etc. J’ai travaillé avec Christian Cobert pour cette chanson. C’est un auteur qui écrit pour moi depuis longtemps et qui m’a fait plusieurs succès comme Petit homme ou Un amour fou. J’ai bien aimé son texte et c’est René Genet qui en a fait la musique. Avec René, on partage depuis vingt cinq ans des années magnifiques. Je pense que l’on est inséparables.

Nous avons fait je ne sais combien de pays ensemble, le Canada, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne, il est toujours là et je suis heureux d’avoir quelqu’un en qui je peux avoir confiance. Musicalement, on doit avoir pas loin de quatre cents à cinq cents chansons ensemble.

Mona fm : C’est une question qui nous vient du Creuzot, de Christiane Boyer : “Il était prévu la sortie d’un DVD de votre spectacle au Zénith pour vos trente ans de carrière. Qu’en est-il ? Et aurons nous la chance de pouvoir participer, en votre compagnie, à une nouvelle croisière en 2007 ?”
F.M. : Tout un programme ! Il y aura un DVD Live qui sera enregistré le 31 mars 2007 au Palais des Sports. Il y a une croisière prévue en septembre. On a reculé les dates pour avoir quelque chose de très bien. Un super bateau, si ce n’est le meilleur… La croisière est programmée du 10 au 17 septembre 2007.

Mona fm : Revenons à votre album. J’aimerais bien savoir, qui est Angelina Angeli ?
F.M. : Hum (rires). Angelina est quelqu’un que l’on a inventé, je pense, parce que c’était pour coller au texte. Il fallait trouver un nom qui sonne un peu italien, un peu latin, si l’on peut rire. J’ai essayé avec un texte en français et ça ne donnait rien. J’ai donc fait appel à un auteur espagnol, qui est venu par la suite au studio et qui m’a dit que je m’en sortais bien en espagnol. C’était assez facile, j’ai travaillé certains mots et je pense que le résultat n’est pas trop mal.

Mona fm : Dernière question d’une lectrice de Nos Tendres et Douces Années. Marie-José de l’Isle-Adam (Val d’Oise) : “Vous vous êtes plié avec gentillesse durant des années à la traditionnelle séance de dédicaces après vos spectacles. Pourquoi ne plus le faire aujourd’hui, même pour les membres de votre Fan-Club ?”
F.M. : Cette question est très intéressante. Avant, il y avait quatre cents, cinq cents, six cents personnes à mes concerts, c’était donc beaucoup plus facile d’organiser des séances de dédicaces. Aujourd’hui il y a deux mille à deux mille cinq cents personnes. Ce qui n’est plus pareil. Si l’on prend trente secondes par personne sans les galvauder, il faut un certain temps. C’est un peu difficile quand il y a trop de monde, comme le Zénith, par exemple. Et puis c’est vrai qu’il y a aussi la fatigue du spectacle. Si c’est pour faire vite et n’importe quoi, je préfère m’abstenir. Par contre, pourquoi pas organiser un jour ou deux par an où j’inviterais tout le monde. C’est aussi un plaisir pour moi et je suis attristé de ce problème de dédicaces. Mais ce n’est pas toujours évident, on ne peut pas être au four et au moulin.

Mona fm : Parlons concerts. Vous allez assurer bientôt le Palais des Sports. Comment appréhendez-vous ce genre de scène, de genre d’endroit ?
F.M. : Avant tout, c’est un endroit où il faut être bien préparé, car il y a beaucoup d’éléments à mettre en place. Les chansons, les musiciens, les arrangements, les lumières, les choristes, etc. Il y aura des violons, des cuivres et sûrement un ballet, on y pense très fort. Ce spectacle sera ensuite présenté lors d’une tournée dans toute la France et la Belgique aussi.

Mona fm : Merci Frank Michaël d’avoir passé un petit moment avec nous.
F.M. : Merci à vous de votre accueil.

Entretien réalisé par Suzy Nicolas et Xavier Defrance Mona fm. Coordination Liliane Boyer

Site Internet officiel de l’artiste


Publié le Vendredi 9 Février 2007 dans la rubrique Culture | Lu 37528 fois