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Senior Actu

France – Une conférence sur la dysfonction érectile organisée par Lilly-Icos


Les laboratoires Lilly-Icos ont donné ce 17 septembre, à la faculté de Médecine de la Pitié-Salpetrière, une conférence sur les dysfonctions érectiles. Y participaient le Dr. Michèle Pujaus-Gautraud, médecin généraliste et urologue-andrologue ; le Dr. Arnaud Sevene, médecin généraliste et directeur d’enseignement de sexologie à l’université Paris V ; et le Dr. Daniel Chevalier, urologue-andrologue au CHU de Nice. La dysfonction érectile est une véritable maladie qui se définit par une incapacité à obtenir et maintenir une érection suffisante pour permettre un rapport sexuel satisfaisant. Ces troubles sont très répandus : 152 millions d’hommes dans le monde et 31 millions en Europe. Plus de 3 millions de français seraient ainsi touchés par cette maladie.

Contrairement aux idées reçues, les seniors ne seraient pas les seuls concernés. Bien entendu, la majorité des hommes atteints de ce trouble à plus de quarante ans. Au-delà de 50 ans, la dysfonction érectile semble souvent liée à des maladies générales ou graves –diabète ou troubles cardiovasculaires- ainsi qu’à des pathologies locales ou bénignes –hypertrophie de la prostate par exemple. Mais comme l’indique le Dr. Chevalier, de plus en plus de jeunes sont concernés par le problème. L’explication est alors souvent psychologique. Ce docteur relate même avoir médicalisé des patients avant leur première relation sexuelle : des jeunes garçons ayant peur de ne pas être à la hauteur.

Dans tous les cas, la dysfonction érectile a un impact majeur sur la qualité de vie du patient, ainsi que sur l’image qu’il a de lui-même. L’intrusion de cette maladie dans la vie intime a forcément des répercussions profondes. Or, cela reste un sujet tabou dont les patients ont du mal à parler ouvertement avec leur médecin. Souvent ils attendent que ce soit le praticien qui aborde la question, ce qui n’est pas non plus toujours facile, principalement pour des raisons d’honoraires, selon le Dr. Sevene. D’après lui, le tarif de 20 euros ne permet pas aux généralistes de passer de longs moments avec leurs patients. « Et on ne parle pas de sexualité en cinq minutes » affirme-t-il. Le Dr. Sevene ajoute par ailleurs que les généralistes ne reçoivent aucune formation en la matière. Quoiqu'il en soit, le médecin doit savoir aborder le sujet, de quelque façon que ce soit. Le Dr. Pujaus-Gautraud ajoute en outre, qu’il faut savoir interpréter les messages subliminaux du patient qui n’ose pas parler franchement de son trouble érectile. Elle insiste également sur la nécessité d’aborder le problème du couple. En effet, d’après le Dr. Pujaus, si la conjointe n’est pas forcément à l’origine du problème, la guérison doit en revanche s’opérer à deux.

Les solutions médicamenteuses existent pour soigner la dysfonction érectile. Il y actuellement trois médicaments sur le marché français, dont le Cialis des laboratoires Lilly-Icos. Le Cialis est un traitement chimique par voie orale, disponible sur le marché français depuis le 14 février 2003. Il représente 32 % du marché, contre 61,1 % pour le Viagra et 11,5 % pour le Lévitra. Si les progrès médicaux en la matière sont indéniables depuis quelques années, les traitements actuels continuent de se heurter à une limite de taille : le patient est contraint de programmer ses relations sexuelles. Si l’érection est à nouveau possible, le patient n’a pas forcément l’impression de retrouver une vie sexuelle normale. Dans tous les cas, selon le Dr. Pujaus, un suivi sexologique et psychologique est conseillé en parallèle du traitement chimique.


Publié le Mercredi 17 Septembre 2003 dans la rubrique Santé | Lu 1931 fois