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France – Un rapport officiel sur les contre-indications médicales à la conduite automobile


Début juillet, le Premier ministre se verra remettre un rapport officiel dans lequel des contre-indications médicales à la conduite automobile seront définies et qui devrait aboutir sur une loi. Il a été élaboré par une trentaine de spécialistes nommés par décret début avril : généralistes, psychiatres, ophtalmologues, neurologues, gérontologues, néphrologues, orthophonistes, cardiologues, etc. Ces médecins se sont notamment penchés sur les maladies psychiatriques. Ils préconisent que soient interdites de volant, les personnes atteintes de « démence documentée », c’est-à-dire dossier médical faisant foi. Ainsi, les malades d’Alzheimer ne pourront plus conduire, ce qui était déjà le cas pour la plupart d’entre eux. Par ailleurs, certaines prises médicamenteuses, comme les somnifères, formeront des contre-indications. Les porteurs d’un défibrillateur cardiaque implantable se verront aussi interdire de volant. En terme de vision, les experts ont dressé un cadre strict, si une correction oculaire suffisante n’est pas possible. Un des objectifs de ce nouveau cadre législatif est de transformer la tradition française du contrôle médical « de réaction », c’est-à-dire après l’accident, en contrôle préventif. Vu l’ampleur de la tâche, il est d’abord prévu de se concentrer sur les « deux bouts », à savoir les jeunes –au moment de l’examen de conduite- et les plus âgés. A partir de 75 ans, les conducteurs seront astreints à une visite médicale tous les deux ans. Toutefois, le gouvernement insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une loi « anti-seniors ».


Publié le Mercredi 25 Juin 2003 dans la rubrique Santé | Lu 505 fois