Sommaire
Senior Actu

France - Un directeur de maison de retraite mis en examen pour 'homicide involontaire'


Suite au décès d'un résident lors de la canicule de cet été, le directeur d'une maison de retraite de Reims a été mis en examen pour "homicide involontaire" le 16 octobre dernier. De sources judiciaires, les faits dénoncés par plusieurs pensionnaires seraient plus liés à un manque de soins qu'à des actes de maltraitance active. D'après les premiers éléments de l'enquête, le directeur de l'établissement serait parti en vacances et n'aurait pas contacté son personnel pendant la canicule.

Pourtant, la profession n'accepte pas cette mise en examen et se mobilise pour dénoncer ce "scandale". C'est ainsi que l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées -Adehpa-, "demande solennellement qu'on ne cherche pas des coupables ni chez les ministres ni chez les directeurs". La Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées -FNADEPA- ironise quant à elle, en soulignant que dans cette optique "tous les directeurs de France vont pouvoir être incriminés". Enfin le Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées -Synerpa- a qualifié le décès de Reims de "drame de l'indifférence des pouvoirs publics".

De fait, si ces trois organismes se sont insurgés contre cette mise en examen, c'est que les professionnels du secteur se battent depuis longtemps pour obtenir des moyens supplémentaires. En outre, le plan "Vieillissement et solidarité", initialement promis par le gouvernement pour le 1er octobre et déjà repoussé au 15, a été une nouvelle fois reporté à novembre.


Publié le Mardi 21 Octobre 2003 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 1055 fois