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France - Plan national cancer : le Grand Est lance le premier cancéropôle

Au nom du président François Patriat, Françoise Tenenbaum, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne, déléguée à la santé publique et aux établissements de santé, a participé lundi 14 février au lancement officiel de l’association du Cancéropôle Grand Est à Strasbourg.


Ce cancéropôle inter-régions qui regroupe, outre la Bourgogne, l’Alsace, la Champagne-Ardenne, la Franche-Comté et la Lorraine est le premier en France. L’élue bourguignonne a insisté sur l’importance de l’implication des collectivités locales et scientifiques pour lutter contre ce fléau qui représente chaque année 280 000 nouveaux cas et 150 000 décès dus au cancer en France.

Les chercheurs du Grand Est travailleront ensemble sur les six axes répartis dans les régions : « le contrôle de la dissémination tumorale » en Alsace, « les agents infectieux et cancer » en Champagne-Ardenne, « les greffes hématopoïétiques et vaccins cellulaires » en Franche-Comté, « les indicateurs de santé et l’évaluation des pratiques en cancérologie » en Lorraine.

La région Bourgogne quant à elle, coordonnera, sous la direction du professeur Eric Solari l’axe : « compréhension et maîtrise des échecs thérapeutiques ». Elle se propose de fonder à Dijon, pour l’ensemble des acteurs du Cancéropôle Grand Est, une plate-forme protéomique. Il s’agit d’une technologie nouvelle, permettant de rechercher et d’identifier des marqueurs diagnostiques ou pronostics dans les cancers humains. Cette technique permettra de mieux connaître le fonctionnement cellulaire et trouvera des applications dans le dépistage, la prévention et le suivi de l’évolution des thérapeutiques des Cancers.

Signalons que le conseil régional de Bourgogne a déjà cofinancé à hauteur de 150 000 euros l’achat d’un spectromètre de masse d’une valeur de 250 000 euros et s’engage à cofinancer à hauteur de 120 000 euros sur trois ans le recrutement de deux ingénieurs spécialisés en biochimie et bio-informatique en relation avec le Grand Dijon et l’A.R.H (agence régionale de l’hospitalisation).

Le 31 mars 2004, Philippe Douste-Blazy, maire UMP de Toulouse et ministre de la Santé annonçait la construction d’un autre « Cancéropôle » sur les ruines de l’usine AZF. Il devrait ouvrir ses portes en 2007. Et le ministre de rappeler que « pour tous, la recherche c’est l’espoir » et qu’il souhaite que le Cancéropôle Grand Sud-ouest devienne un des centres d’attraction de la recherche européenne.


Publié le Vendredi 18 Février 2005 dans la rubrique Santé | Lu 2391 fois