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Senior Actu

France – Observatoire Caisse d’Épargne 2004 : tour de France des seniors


L’Observatoire Caisse d’Épargne 2004, qui s’est tenu le 27 janvier autour du thème « Seniors, parcours de vies, parcours d’épargne », dresse un tour de France des seniors, selon leur résidence, leurs revenus et leurs biens.

En général, les personnes âgées sont moins présentes à proximité des grands pôles urbains que les autres classes d’âge. C’est plutôt dans un grand quart sud-ouest qu’elles sont le plus représentées. La part des seniors dans la population reste ainsi très importante dans des départements tels que le Lot, la Corrèze ou bien encore le Gers, mais c’est dans la Creuse qu’elle est la plus élevée, avec 33%. À l’inverse, c’est en Île-de-France que l’on trouve le moins de personnes âgées, avec 16% d’habitants de plus de 60 ans uniquement. Toutefois, malgré son statut de région la plus jeune de France, elle héberge à elle seule plus de 15% des seniors du pays.

En ce qui concerne la géographie des revenus des seniors, elle est à l’image de celle de l’ensemble de la population. Les revenus sont élevés pour un large bassin parisien, l’Alsace et Rhône-Alpes, ils sont faibles, voire inférieurs à ceux des autres classes d’âge dans certains départements ruraux du grand-ouest et autour du Massif Central. C’est dans le sud-est que les écarts de revenus entre seniors et autres classes d’âge sont les plus marqués, et ce, en faveur des premiers.

En ce qui concerne les biens des seniors, ils varient selon la région de résidence. Ainsi, plus souvent propriétaires que leurs cadets, ils creusent nettement l’écart dans les zones urbaines (Haute-Garonne, Vienne, Hérault, Indre-et-Loire, Loire-Atlantique, Côte d’or, Paris…). En revanche, cette « surpropriété » est moins affirmée dans les départements à tradition industrielle et ouvrière, disposant d’une offre de logements sociaux plus importante. C’est aussi le cas dans de nombreux départements où la vie « en solo » plus fréquente favorise moins la propriété (petite couronne parisienne, Rhône, Loire…). De même, les choix d’actifs sont différents suivant les territoires. Axés sur la valorisation du capital, les seniors d’Île-de-France, de Rhône-Alpes, de Champagne-Ardenne, voire de Bourgogne et de Picardie, détiennent plus fréquemment des valeurs mobilières. Privilégiant la sécurité, ceux qui résident dans le nord, mais aussi en Auvergne et dans les pays de la Loire ont un taux de détention plus élevé d’assurance vie.

Quant à la mobilité résidentielle, elle répond à des aspirations différentes selon l’âge. Les jeunes retraités recherchent plutôt une meilleure qualité de vie. Ceci se traduit par des sorties importantes des départements à dominante urbaine et par des entrées de même ampleur sur le littoral atlantique et méditerranéen, mais aussi au profit des Alpes et de régions périphériques de l’Île-de-France (Bourgogne, la Normandie, Centre). À l’inverse, la mobilité des plus âgés s’inscrit plutôt dans une logique de proximité. Ils se dirigent donc plus vers des départements proche d’un grand centre urbain comme ceux de la grande couronne parisienne, l’Ain ou l’Yonne.

Enfin, dans les années à venir certaines régions déjà « âgées » (Auvergne, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur) devraient continuer de voir croître la part des seniors dans leur population. Néanmoins, migrations des seniors et des jeunes peuvent aussi aller de pair, analyse l’Observatoire, comme le montrent les régions Languedoc-Roussillon ou Rhône-Alpes.
France – Observatoire Caisse d’Épargne 2004 : tour de France des seniors


Publié le Vendredi 30 Janvier 2004 dans la rubrique Finances | Lu 1023 fois