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France - Nouvelle campagne nationale de sensibilisation à l'ostéoporose


Les laboratoires MSD ont annoncé le 13 mai dernier lors d’une conférence de presse, le lancement d’une grande campagne nationale de sensibilisation à la fracture ostéoporotique, avec la participation de l’acteur français Guy Marchand.

Cette campagne au slogan clair, « La première fracture est une signe, c’est maintenant qu’il faut agir », va très prochainement apparaître dans de très nombreux magazines de la presse féminine ou senior (Santé Magazine, Top Santé, Pleine Vie, Notre Temps, Mode et Travaux, Femme Actuelle et Télé 7 jours). Elle a pour but de sensibiliser toutes les femmes ménopausées aux risques que représente cette pathologie, qui signifie littéralement, rappelons-le « os poreux ».

Guy Marchand, acteur et chanteur passionné par la gente féminine, s’est engagé bénévolement dans cette lutte, en souvenir de sa mère, victime de fractures à répétition à cause de cette maladie. Ce passionné de tango apparaît donc sur l’affiche, tenant dans ses bras une belle femme vêtue d’une robe rouge, tous deux esquissant un pas de danse qui donne envie de ré-écouter l’intégral de Carlos Gardel… Comme M. Marchand le souligne avec pudeur dans un mini reportage qui sera visualisable sur le site internet contrelosteopose.com, « les femmes c’est la vie », « elles m’ont donnée l’énergie, la motivation, le plaisir », « sans femme, je me couche et je dors… » Et de conclure avec cette belle image « le squelette doit rester toujours l’élégance des femmes et leur donner cette ligne, même si elles vieillissent… »

Compte tenu du vieillissement de la population et de l’allongement de la durée de vie, il est très important que les femmes, à l’approche de la ménopause, portent une attention particulière à cette maladie encore peu connue du grand public. Quant aux femmes ménopausées déjà fracturées, il est indispensable qu’elles consultent leur médecin pour un diagnostic ; l’ostéoporose est en effet une pathologie simple à détecter. Cependant, comme le rappelait le « GRIO » lors de la journée nationale de la lutte contre cette maladie en octobre 2003, seule la densitométrie osseuse, qui mesure la densité osseuse par rayons, permet de déceler la maladie de manière fiable. Seul problème : cette technique s’avère coûteuse et n’est toujours pas remboursée par l’assurance maladie…

Il faut préciser, que même si l’on n’en meurt pas, cette pathologie ne doit pas être sous-estimée. Les conséquences des fractures ostéoporotiques sont en effet nombreuses : douleurs, handicap au quotidien, perte de taille, déformation osseuse, perte d’autonomie… Bref, une diminution générale de la qualité de vie. Pour s'en convaincre, Il suffit d’écouter le témoignage bouleversant d’une femme d’une cinquantaine d’année, qui s’est aperçut qu’elle était atteinte d’ostéoporose après avoir chuté d’un tabouret : « j’ai pris dix ans d’un coup », « j’ai l’impression de vieillir de l’intérieur » ou encore « vieillir c’est bien, mais vieillir mal, non ! ».

Les premiers signent apparaissent généralement après la ménopause. La perte de taille ou la survenue d’une fracture sont des signaux qu’il est impératif de prendre en compte : « une femme fracturée se refracturera » indique le chirurgien Michel Philippe, chef de service de chirurgie à Centre Hospitalier de Cavaillon et président de l’association Fracto Sud, qui lutte pour la prévention et la prise en charge des fractures ostéoporotiques dans le Vaucluse.

L’ostéoporose touche près d’une femme sur trois après 60 ans et un homme sur 10 après 50 ans. Elle se caractérise par une diminution de la masse osseuse et des anomalies de la qualité du tissu osseux, qui fragilisent le corps. Elle se traduit la plupart du temps par des fractures du poignet ou des vertèbres (appelées communément tassements), et du col du fémur. Chaque année en France, on estime ainsi que 130 000 fractures sont liées à l’ostéoporose. En fait, une grande majorité des fractures de la femme ménopausée sont des fractures ostéoporotiques. Or on constate un manque d’information latent qui fait que 80% de personnes souffrant de la maladie l’ignorent et ne sont pas orientées vers le dépistage. Le diagnostic joue pourtant un rôle primordial car on peut traiter l’ostéoporose de manière efficace par une meilleure alimentation (plus riche en calcium) par des exercices physiques et une compensation du déficit hormonal. De plus, il existe aujourd’hui des médicaments qui permettent de réduire de 50% le risque de nouvelles fractures. « Trop souvent on traite la fracture et on oublie de traiter l’ostéoporose », conclut le Dr M. Philippe.

Jean-Philippe Tarot © Senioractu.com 2004
France - Nouvelle campagne nationale de sensibilisation à l'ostéoporose


Publié le Lundi 17 Mai 2004 dans la rubrique Santé | Lu 1813 fois