Sommaire
Senior Actu

France – Le dépistage du cancer du sein en forte progression depuis un an


Le dépistage du cancer du sein semble s’être généralisé depuis un an. L’objectif est désormais de « fidéliser » les femmes à la mammographie, selon les propos du professeur Thierry Philip cités dans une dépêche AFP du 1er mars. Il est le co-auteur d’un rapport commandé par l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (OPEPS) et rédigé par quatre experts, qui sera remis au Parlement en avril.

Plus de 60% des quinquagénaires auraient effectué une mammographie en 2003, contre 40% avant le Plan cancer du président de la République, a expliqué le directeur du centre Léon Bérard de Lyon. Il s’est réjouit qu’en janvier 2004, 99 départements aient mis en place un dépistage organisé, contre seulement 35 un an plus tôt. Les auteurs du rapport demandent qu’il soit laissé du temps, aux médecins comme aux patientes, avant d’évaluer l’efficacité du plan en 2006-2007.

Un dépistage est nécessaire tous les deux ans pour les personnes âgées de 50 à 74 ans, a rappelé le professeur Philip. « Il faut convaincre les femmes que plus on trouve une tumeur petite, moins il y a de choses à faire. Un cancer de moins d’un millimètre se guérit dans 98% des cas. » Il a demandé à ce que les femmes soient informées dans un langage simple, avant de souligner que l’objectif était de 100% des dépistages organisés.

Rappelons que le ministère de la Santé a décidé de rendre les mammographies gratuites, tous les deux ans, pour les femmes de 50 à 74 ans, celles qui sont les plus exposées à ce type de cancer. En juillet 2001, il déclarait le cancer du sein première source de mortalité chez les femmes de plus de 65 ans. Après 40 ans, le risque de développer ce type de cancer se multiplie par 1.5 tous les dix ans. Et entre 60 et 64 ans, 1 femme sur 10 risque d'être atteinte par cette maladie.


Publié le Vendredi 5 Mars 2004 dans la rubrique Santé | Lu 354 fois