Sommaire
Senior Actu

France – Le Dr Pelloux estime que les hôpitaux ne pourraient pas réagir à une forte canicule


Suite au point effectué sur l’activité des urgences pendant la période des vacances au niveau national, par les délégués de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf), le Dr Patrick Pelloux, président de l’Amuhf a estimé aujourd’hui qu’il y avait cette année autant de fermeture de lits dans les hôpitaux qu’en 2003 (entre 20 et 30%), et que ceux-ci ne pourraient pas faire face à une forte canicule, indique l’AFP

Et d’ajouter que les deux premiers niveaux du plan canicule pourraient fonctionner et diminueraient les effets d’éventuelles fortes chaleurs, mais qu’en cas d’afflux massifs « nous ne pourrions pas faire face ». M. Pelloux, s'inscrit donc en faux contre « l'optimisme affiché » par l'administration hospitalière et le ministère, affirmant : « ils ont leur chiffres, nous avons les nôtres » précise l’AFP. Il estime par ailleurs que la situation est déjà tendue dans certaines régions comme l’Ile-de-France, dans le Centre et l’Aquitaine.

Pour M. Pelloux, le plan d’urgence dévoilé en septembre 2003 par l’ancien ministre de la Santé Jean-François Mattei a connu trop de retard et juge son application très discutable. Il rappelle encore que c’est le manque de personnel qui fait défaut dans les hôpitaux et a demandé la tenue en septembre d’Etats-généraux visant à définir une politique dynamique de l'emploi dans les hôpitaux.

Enfin M. Pelloux estime que la décision de déplafonner les heures supplémentaires en Ile-de-France était une « mesure incitative mais annoncé trop tard dès lors que les plannings de services étaient déjà bouclés pour la période des vacances ».


Publié le Jeudi 29 Juillet 2004 dans la rubrique Divers | Lu 577 fois