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France – La Fnadepa réagit vivement aux propos récents du ministre de la Santé


La Fnadepa (Fédération Nationale des Associations de Directeurs d'Etablissements et services pour les Personnes Agées) a vivement réagi au propos tenus par le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, lors d’une récente émission sur M6 mettant en cause les maisons de retraite.

Lors de l’émission « Capital » diffusée le 20 juin dernier sur M6, les adhérents de la Fnadepa ont relevé certains propos du ministre de la Santé qui les ont particulièrement interpellés, précise le communiqué. La Fnadepa souligne ainsi les propos du ministre, qui après avoir rappelé le retard pris par les maisons de retraite dans la mise en œuvre d'une pièce rafraîchie et précisé que l'Etat débloquait 40 millions d'euros de subvention pour la climatisation, ce dernier a ajouté « qu'en conséquence, chaque directeur serait noté en fonction de ses résultats » et que la parole de l'Etat devait être respectée : on pourra retirer l'agrément d'une maison de retraite, prononcer une interdiction de diriger, puisque la circulaire (du 5 mai) est impérative ».

Toutefois la Fnadepa « constate que la circulaire a un caractère impératif mais prévoit une liberté de choix entre le rafraîchissement de l'air et l'équipement en climatiseurs » dans la mesure où les personnes peuvent être accueillies dans des locaux suffisamment frais et les que travaux ont été entrepris. Face à cette situation, la Fnadepa rappelle qu’une notation des directeurs sur leurs résultats « est curieuse puisque les établissements n'ont pas de lien hiérarchique avec le ministère » et « la peine d'interdiction de gérer un établissement […] s'applique au cas de fonctionnement sans autorisation, aux cessions ou changements importants dans l'organisation ou le fonctionnement de l'établissement sans accord préalable de l'autorité compétente. » Et de souligner que ce texte n'est donc pas applicable au non respect des dispositions contenues dans la circulaire du 5 mai 2004.

Enfin l'affirmation selon laquelle « ce gouvernement ne peut en même temps baisser les impôts et augmenter les personnels en maison de retraite » a soulevé la stupeur chez les directeurs, qui ajoutent que « favoriser la baisse des impôts au détriment des aspects qualitatif et quantitatif du personnel intervenant auprès des personnes âgées constitue un parti pris.

Et la Fnadepa de conclure qu’elle déplore que « la pression, voire les contrôles qui s'opèrent sur les établissements et les services deviennent de plus en plus prégnants alors que les moyens nouveaux ne sont (toujours) pas disponibles sur le terrain (dotation globale de soins 2004). »


Publié le Lundi 12 Juillet 2004 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 891 fois