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Senior Actu

France – L’accueil familial, une réponse à la solitude des personnes dépendantes


L’accueil familial est une alternative aux placements en institutions qui séduit un nombre croissant de retraités. Ils sont environ 15.000 ménages à accueillir chez eux 20 000 handicapés et personnes âgées et à leur offrir une entière disponibilité et convivialité.

Lorsque le maintien à domicile devient périlleux, qu’aller habiter chez ses enfants n’est pas possible et que la personne âgée ne souhaite pas se retrouver en maison de retraite, l’accueil familial devient la solution idéale. Moins onéreux qu’une maison de retraite, il présente en plus l’avantage de préserver le lien social entre les générations.

Certaines communes, trop petites pour prétendre à l’ouverture d’une maison de retraite, optent d’ailleurs d’elles-mêmes pour la solution intermédiaire de l’accueil familial. Et chacun y trouve son compte. Comme le remarque Marie-Claude Tézé d’Ille-et-Vilaine, « j’ai perdu mon mari en 2000. Je n’ai pas d’enfants et j’aime bien les personnes âgées. Cela m’a paru une bonne formule. » Elle accueille aujourd’hui deux dames de 96 et 82 ans avec qui elle partage ses jours.

Mais ne devient pas famille d’accueil qui veut. C’est aux Conseils régionaux que revient le verdict. Pour le confort de tous, le nombre de pensionnaires est également limité à trois.

L’accueil familial obéit à la loi 89-475 du 10 juillet 1989 qui oblige l’accueillant et la personne âgée à contractualiser leurs relations. La fréquence de l’accueil (permanent, temporaire, une journée par semaine…), les services et les locaux mis à la disposition du résident doivent être clairement indiqués, de même que la rémunération. Cette législation vise à éviter les abus (maltraitance, spoliation des biens).

De plus, les familles d’accueil sont invitées à participer à des cycles de formation afin de mieux comprendre les problèmes liés au vieillissement, de maîtriser les soins et de gérer les relations avec les proches. Le but de ce suivi étant la garantie optimale de services.

Les accueillants sont rémunérés en partie par les résidents et par certaines allocations et peuvent bénéficier d’une petite retraite (les deux-tiers d’entre eux ont plus de 50 ans).


Publié le Lundi 5 Juillet 2004 dans la rubrique Social | Lu 995 fois