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France – L’Inserm établit un lien entre mauvaise neurogénèse et mémoire défaillante


Les travaux d’une équipe de chercheurs de l’Inserm publiés le 25 novembre dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) » montrent que les facultés de mémorisation sont directement liées aux capacités de création de nouveaux neurones dans une zone particulière du cerveau, la formation hippocampique.

L’équipe, dirigée par Nora Abrouse, a étudié le comportement neuronal de vieux rats âgés de 20 à 24 mois. Les chercheurs ont testé la capacité des rongeurs à se déplacer en milieu hostile (labyrinthe aquatique), et à mémoriser différents pièges. Ils ont ainsi identifié des sujets montrant de réelles difficultés d'apprentissage et de repérage dans l'espace et d’autres présentant des facultés identiques à celles de jeunes rats. Les chercheurs ont ensuite quantifié chez ces animaux le nombre de neurones nouvellement formés. Il est clairement apparu que les rongeurs les plus habiles et les plus rapides étaient ceux qui fabriquaient le plus de nouveaux neurones.

Depuis quelques années, il était établi que l’altération de la plasticité cérébrale, c’est-à-dire la capacité du système nerveux à modifier et à réorganiser sa structure, figurait parmi les causes possibles du vieillissement cérébral. Aujourd’hui, Nora Abrous et ses collaborateurs montrent qu’il existe bien un lien quantitatif entre dysfonctionnement de la mémoire et défauts de neurogénèse. Une découverte qui ouvre la voie à de nouvelles recherches pour ralentir le vieillissement neuronal.


Publié le Mardi 2 Décembre 2003 dans la rubrique Santé | Lu 735 fois