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Senior Actu

France – L’Adehpa et la Fnapaef s’unissent pour l’amélioration des conditions de vie des seniors

L’Association de Directeurs d’Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées (ADEHPA) et la Fédération Nationale des Personnes Agées en Etablissements et de leurs familles (FNAPAEF) ont décidé de créer l’Association Vivre et Vieillir Ensemble en Citoyens (AVVEC) afin d’unir leurs forces, leurs compétences, leur savoir-faire, leur volonté, pour qu’enfin vieillir ne soit plus en France une faute grave sanctionnée par une mise à l’écart, mais devienne une valeur d’exemple et d’enrichissement pour toute notre société. »


« Il y a deux ans, les professionnels du secteur, les résidents et leurs familles protestaient déjà contre le manque de moyens pour aider les personnes âgées vivant en établissement et contre les suppressions de crédits décidées par l’état. Deux ans plus tard et après le drame de la canicule, nous constatons les mêmes écarts entre les besoins et les moyens » indique un communiqué commun de ces deux organismes.

Et de préciser que « le plan vieillissement et solidarité et le lundi de Pentecôte n’apportent pas la réponse attendue : 250 000 emplois manquent auprès des résidents, le plan n’en créera que 15 000 ; 40 000 places supplémentaires en établissement sont nécessaires d’ici 2007, 10 000 sont prévues ; les places de soins à domicile devraient être doublées (des citoyens n’accèdent plus aux mêmes soins que leurs concitoyens du fait de leur âge, des familles entières se confrontent à l’absence totale de solution pour aider leurs parents à continuer à vivre dignement et faute d’apporter les moyens nécessaires aux établissements pour accomplir de simples soins de base, des résidents sont hospitalisés). Cela coûte inutilement cher à la société, va à l’encontre des besoins et des attentes des résidents et pose des difficultés de régulation dans les services d’urgence et d’hospitalisation.

La FNAPAEF et l’ADEHPA au sein d’AVVEC, ont décidé d’alerter conjointement les concitoyens et d’interpeller les décideurs politiques afin qu’ils clarifient leur position auprès de la population. Cependant, l’énoncé théorique de textes réglementaires ne suffit pas aux concitoyens âgés et handicapés pour conserver cette citoyenneté au quotidien précise le communiqué. Et d'ajouter " Notre pays doit surtout agir concrètement et à tous les niveaux (politique, administratif, professionnel), pour que l’âge et le handicap ne soient plus la source de discrimination et d’exclusion qu’ils demeurent actuellement."

Proposition n° 1 :
Organiser une campagne de communication du Gouvernement à ce sujet et proposer que la réflexion sur la place des personnes âgées dans notre société soit décrétée grande cause nationale en 2006.

Proposition n° 2 :
Développer les campagnes de lutte contre la maltraitance et instaurer la réflexion sur une véritable bientraitance de nos aînés dans la société.

Proposition n° 3 :
Engager une large réflexion par les Pouvoirs Publics sur le regard que porte notre société sur le vieillissement et les personnes âgées.

Proposition n° 4 :
Promouvoir en établissement comme à domicile un changement de regard sur les personnes âgées favorisant le respect de leur autonomie et de leur intégrité avant la prise en charge sanitaire de leurs pathologies.

Proposition n° 5 :
Réunir une conférence nationale sur l’aide aux personnes âgées fragilisées réunissant Pouvoirs Publics, financeurs, organisations de consommateurs, de personnes âgées, de familles et de professionnels ; elle aura pour but d’évaluer les besoins auxquels il faut répondre et les financements nécessaires.

Proposition n° 6 :
Dans l’immédiat, attribuer intégralement l’ensemble des crédits issus de la suppression du jour férié en 2005 à l’aide aux personnes âgées vivant en établissement et à domicile.

Proposition n°7 :
Dans un second temps, revoir entièrement le plan vieillissement et solidarité afin de doubler à terme le nombre des professionnels en établissement pour rattraper le retard accumulé par rapport aux autres pays européens.

Proposition n°8 :
Instaurer des ratios nationaux minima de personnels en établissement et à domicile.

Proposition n° 9 :
Pérenniser les 5.500 postes créés dans les établissements dans le cadre de la mise en œuvre des emplois jeunes. Cette mesure permettra en outre à ces personnels de continuer à exercer dans ce secteur.

Proposition n° 10 :
Créer un véritable risque financé par la solidarité nationale permettant aux personnes âgées de bénéficier d’un véritable droit à compensation de leur handicap pour les personnes handicapées de plus de 60 ans. Ce droit à compensation permettra de prendre en charge une partie importante du coût de l’accompagnement et des soins en établissements, et ainsi de baisser le coût supporté par les personnes âgées et leurs familles.

Proposition n° 11 :
Débloquer les crédits nécessaires à la réhabilitation des établissements le nécessitant dans le cadre d’un plan pluriannuel de restructuration – Fermer les établissements inadaptés dont la réhabilitation s’avèrerait trop coûteuse.

Proposition n° 12 :
Financer les mesures exigées par les commissions de sécurité (formations, exercices, équipements…) pour autant qu’elles soient conformes à la réglementation.

Débloquer les crédits pour les établissements ne répondant pas aux normes (après s’être assuré que l’avis défavorable de la commission de sécurité s’appuie sur la stricte application de la réglementation)

Proposition n° 13 :
Créer 40.000 places d’établissements d’ici 2007 et non 15 000 tel que le plan le prévoit, et doubler le nombre de places de services à domicile.

Et de conclure que « toutes ces demandes sont cohérentes avec le ressenti des Français, tel qu’en atteste le sondage réalisé par la Sofres et publié dans l’Express : 63 % des personnes interrogées considèrent que l’on ne parle pas assez du problème du vieillissement en France, ce qui concerne aussi bien les personnes âgées vivant à domicile qu’en établissement ; 67 % des personnes interrogées sont insatisfaites de l’action des pouvoirs publics en direction des personnes âgées et 52 % des personnes interrogées sont satisfaites des maisons de retraites, ce qui est prometteur compte tenu de la situation de crise permanente que subissent ces structures ».

« L’ADEHPA et la FNAPAEF réunis dans le cadre d’ AVVEC souhaitent associer tous les acteurs de bonne volonté au succès de cette démarche »

FNAPAEF : Espace Associatif, 53 impasse de l’Odet. 29000 Quimper
ADEHPA : 3, impasse de l’Abbaye. 94100 Saint-Maur

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Publié le Mercredi 13 Avril 2005 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 2869 fois