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France - Hubert Falco reste ministre délégué aux Personnes Âgées jusqu’à la fin du mois


Hubert Falco, ministre délégué aux Personnes âgées, a annoncé le 20 octobre dernier, à l'issue du Conseil des ministres, que le président de la République, Jacques Chirac lui avait demandé de rester en place « jusqu'au 30 octobre », date à laquelle il quittera le gouvernement pour siéger au Sénat indique une récente dépêche de l’AFP.

« Je pensais, puisque j'ai fait la demande hier au président et au Premier ministre de me libérer de mon poste de ministre, qu'aujourd'hui serait mon dernier Conseil. Le président vient de me demander de rester en poste jusqu'au 30 octobre. Je resterai en poste jusqu'au 30 octobre. J'obéirai au voeu du président », a dit Hubert Falco à la presse, dans la cour de l'Elysée.

M. Falco expliquait le week-end dernier au cours d'une conférence de presse que sa décision de quitter le gouvernement était dictée par la demande du président de la République de le voir choisir entre sa mairie ou son ministère et « non par son élection au Sénat ». Une règle demandait en effet, aux membres du gouvernement, d'abandonner leur mandat de maire de grande ville. La dérogation présidentielle dont a bénéficié le ministre jusqu’alors, ne lui étant plus accordée, il se devait de faire un choix entre son ministère et sa place de maire.

Elu sénateur UMP du Var le 26 septembre dernier, Hubert Falco avait un mois pour choisir de rester au gouvernement ou de rejoindre le Sénat et conserver son mandat de maire de Toulon, ville reconquise au Front Nationale depuis mars 2001 et à laquelle il se dit "très attaché". « Je n'ai pas le droit de les [Varois et Toulonnais] décevoir, même si ce que je faisais me passionnait », a-t-il ajouté. Et de préciser, dans son interview à Var-Matin le week-end dernier, que sa décision de quitter le gouvernement avait été « prise avec beaucoup de regret ». « A l'Elysée et au gouvernement, personne ne voulait me voir partir, j'avais des assurances sur mon avenir, une place m'aurait été réservée lors du prochain remaniement », déclarait-il.

Au ministère des Personnes âgées, « j'ai essayé de faire, et de bien faire, la mission qui m'a été confiée, anticiper et accompagner le vieillissement de notre société, essayer de trouver des solutions, des moyens pour faire face à cette grande révolution sociale », a-t-il dit. « Il y a aujourd'hui beaucoup plus de moyens et une politique, mais il reste encore beaucoup à faire car ce sujet n'est pas un sujet de mode », a-t-il ajouté, car « il y aura toujours plus de personnes âgées dépendantes ». Le ministre précisait récemment qu’il resterait marqué par « le terrible drame de la canicule ». Et d’ajouter qu’il avait « essayé de changer le regard que la société peut porter sur les personnes âgées ».

Toutefois l’action de M. Falco ne fait pas l’unanimité. L’Association Française de Protection et d' Assistance aux Personnes Âgées (AFPAP) remarquait dans un communiqué du 16 octobre dernier qu’« il était de plus en plus critiqué et de moins en moins présent aux côtés des personnes âgées ». Et d’ajouter que « depuis sa nomination au ministère, M. Falco ne brillait pas par la pertinence de ses actions entreprises au profit de nos aînés ». L’association considère que son bilan reste mitigé : « il n'aura pas permis aux aînés d'avoir la reconnaissance qu'ils étaient en droit d'attendre » et de conclure : « les personnes âgées ne méritaient-elles pas plus et mieux ... ainsi qu’un ministre à temps plein ? »

Interrogé sur ses relations avec son ministre de tutelle Philippe Douste-Blazy, suite à l’article du Canard Enchaîné mentionnant une altercation entre les deux ministres, il a affirmé n'avoir « aucun problème avec personne ».

Rappelons que M. Falco, 57 ans, avait fait son entrée au gouvernement suite à la victoire de la droite aux législatives de juin 2002. Avant son poste de ministre, il a effectué toute sa carrière dans le Var (83). Dès 1971, il est conseillé municipal de son village natal, Pignans. Il devient conseiller général en 1985, puis député en 1988, réélu en 1993. Il remporte la mairie de Toulon en mars 2001, face à l’extrême-droite.

Le week-end dernier, Hubert Falco déclarait ne pas connaître le nom de son (sa) successeur(e). Deux noms commencent à circuler, mais rien d'officiel... Affaire à suivre…


Publié le Jeudi 21 Octobre 2004 dans la rubrique Divers | Lu 2694 fois