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France – Face à la retraite, comment les petits patrons envisagent leur succession

Compte tenu du vieillissement de la population française qui va s’accélérer dans les prochaines années -l’Insee estime que plus de 550.000 entrepreneurs, pour la plupart à la tête d’une structure artisanale ou d’un petit commerce, devraient atteindre l’âge de la retraite dans les quinze prochaines années et se trouveront donc dans la situation de trouver un repreneur- la Fédération des centre de gestion agréés (FCGA) a récemment publié une enquête sur la façon dont ces petits patrons envisagent la transmission de leur entreprise.


Et de préciser que cette « étude exclusive intervient au moment même où la question de la reprise des TPE en instance de cession devient une véritable préoccupation nationale ». En effet, « faute de repreneurs », la FCGA souligne que « chaque année, des milliers de petites entreprises ferment leurs portes ». « Un gâchis économique et social qui risque de s’aggraver si rien n’est fait pour faciliter la reprise de ces exploitations pourtant réputées viables » précise le communiqué de cette fédération.

Dans ce contexte, cette enquête a souhaité savoir comment les dirigeants de ces TPE abordent la question de la transmission. Pour la première fois, ces dirigeants évoquent de manière détaillée leurs projets de cession.

Ainsi 40% des entrepreneurs interrogés projettent de céder leur affaire « prochainement ». Pour près de la moitié (48,5%) d’ici un à trois ans, pour un sur cinq (19,7%) dans les quatre à six ans, pour 12,7% dans les sept à neuf ans et en fin pour 17,35% dans au moins neuf ans.

Enfin, pour 64.2% des patrons de ces PME, la transmission de leur entreprise est jugée plutôt facilement transmissible, en particulier dans le secteur du bâtiment et dans celui des hôtels-cafés-restaurants. À l'inverse, 31,5 % des entrepreneurs individuels font preuve de pessimisme en la matière, surtout ceux qui œuvrent dans le commerce de détail alimentaire et de l'équipement de la maison.

17,3 % des dirigeants interrogés ont prévu de transmettre leur entreprise à un membre de leur famille et 13,5 % à l'un de leurs salariés. Il semblerait donc que seul un tiers d’entre eux soit remplacé par un proche mais que les deux autres tiers de ces sociétés doivent chercher, à terme, une personne étrangère au cercle familial ou à l'entreprise pour reprendre les affaires.


Publié le Mardi 5 Avril 2005 dans la rubrique Divers | Lu 3285 fois