Sommaire
Senior Actu

France – Difficultés pour renforcer le taux d’activité des plus de 50 ans


Renforcer le taux d’activité des plus de 50 ans reste un défi pour la France. En effet, si ces salariés ont bénéficié de mesures actives d’aide à l’emploi depuis 1994 (politique « active »), la politique de retrait d’activité des salariés de plus de 50 ans (dite politique « passive ») est restée soutenue sur la période. C’est ce paradoxe que met en avant la publication gouvernementale « Premières Informations et Premières Synthèses » parue en octobre 2003.

Depuis 1994, les seniors sont devenus de plus en plus nombreux dans la population active, notamment parmi les actifs occupés, dont ils représentaient 22% en 2001. A partir de cette même période, les dispositifs ciblés des politiques d’emploi se recentrent sur les publics les plus en difficulté pour accéder au marché du travail, et les seniors deviennent une priorité. En conséquence, leur part dans les embauches sous contrat aidé, double entre 1994 et 2001, alors que le nombre de bénéficiaires de ces dispositifs baisse en général et que le marché du travail leur est moins favorable, avec une baisse de leur taux de chômage de 1,7 point contre 9 et 3 points pour les jeunes et les adultes. Malgré cela, le volume des cessations d’activité entre 1994 et 2001 demeure élevé : on dénombre en fin de période 204 532 préretraités. La sortie de l’activité par le chômage, et surtout par la préretraite, si elle reste minoritaire jusqu’à 55 ans, devient la norme entre 55 et 61 ans.

Alors que l’Union européenne s’est fixée l’objectif de relever le taux d’emploi des seniors et d’allonger de cinq ans l’âge effectif moyen de cessation de l’activité professionnelle d’ici 2010, renforcer le taux d’activité des plus de 50 ans représente un défi pour la France, qui enregistrerait l’âge de cessation d’activité le plus précoce d’Europe.


Publié le Lundi 27 Octobre 2003 dans la rubrique Emploi | Lu 994 fois