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France – Canicule : Nicolas Sarkozy reconnaît une défaillance générale des pouvoirs publics

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Entendu mercredi 17 décembre par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur la canicule, Nicolas Sarkozy a reconnu une défaillance générale de l’ensemble des pouvoirs publics dans l’identification et le traitement de la crise. « On est passé à côté de ce drame » a-t-il avoué.

Cependant, le ministre de l’Intérieur a tenu à dégager une éventuelle responsabilité des services de son ministère. Affirmant qu’ils avaient « répondu à la mission qui était la leur » et qu’ils n’étaient pas compétents en « matière de suivi statistique de la mortalité,(…) du bon fonctionnement des services de santé ou la délivrance de consignes sanitaires. »

S’appuyant sur un relevé de la Brigade des sapeurs pompiers de Paris - qui dépend de son ministère – Nicolas Sarkozy a affirmé ne détenir avant le 12 août aucun élément pour « percevoir l’existence même de cette crise ». Le relevé, daté du 8 août, fait état de 1000 interventions au lieu de 800 en moyenne pour cette période de l’année, une hausse jugée par M. Sarkozy « pas significative compte tenu des fluctuations erratiques. »

En outre, le ministre de l’Intérieur a affirmé n’avoir eu aucun signal d’alerte de la part des pompiers de provinces durant cette période de début août.

Comme il l’avait fait la veille devant la mission d’information sénatoriale, Nicolas Sarkozy a regretté que les Préfets n’aient plus la tutelle hospitalière, confiée depuis 1996 aux agences régionales d’hospitalisation. Il a ainsi proposé que les préfets retrouvent leur rôle de coordination des services sanitaires en cas de crise.


Publié le Vendredi 19 Décembre 2003 dans la rubrique Divers | Lu 320 fois