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France – Canicule : Le préfet de police met en cause un croisement d’informations insuffisant


Jean-Paul Proust, le préfet de police de Paris a été le premier à comparaître le mercredi 29 octobre devant la commission d'enquête parlementaire sur la canicule. Ayant sous son autorité les policiers et les pompiers parisiens, il a dû s’expliquer sur la période du 8 au 12 août 2003, week-end crucial de la catastrophique canicule, particulièrement meurtrière à Paris.

« La Préfecture de police, aussi bien les services de police que la Brigade des sapeurs pompiers de Paris, n’ont pas en charge la veille sanitaire et n’ont pas de moyen de recensement du nombre de décès dans la capitale, du moins en temps réel » a-t-il affirmé. Il a expliqué que c’est par l’Institut médico-légal (IML), également sous sa responsabilité, que la préfecture de police a pris conscience de la gravité du problème le 12 août.

M. Proust a regretté que « la préfecture de police n’ait pas anticipé ». Mais elle n’est selon lui pas plus responsable que les autres : « il n’y a pas eu de croisement d’informations suffisant venant de toute part ». Pour cela, il a annoncé qu’un plan d’intervention « température extrême » est en cours d’élaboration pour « décloisonner » les services administratifs. De plus, il prévoit la mise en place d’une structure de veille permanente et un « état-major de sécurité civile », doté d’une dimension interministérielle.


Publié le Lundi 3 Novembre 2003 dans la rubrique Divers | Lu 312 fois